ÉCOLES
» On doit faire du code le premier livre classique , » un des premiers objets de l'enseignement dans toutes » les écoles. Telles étaient les bases de renseignement » parmi les Hébreux.
L'enfant Joas répond à Athalie que , dans le tem- » pie , il n est occupé qu'à étudier la loi de Dieu.
» Dans son livre divin on m'apprend à la liie^ » Et déjà de ma main je commence à Técrire. )>
» Dans le cas où l'on exige une certaine éducation » comme une condition nécessaire à la jouissance de » quelque emploi , l'aspirant peut être tenu de pro- » duire un exemplaire du code, ou écrit de sa main, A ou traduit dans une langue étrangère. La partie la * plus importante doit être apprise par cœur comme
UQ catéchisme : ceHe , par neftiple , qiri ccntietit les définitions des délits et les raisons qui les ont fait ranger dans cette classe.
* Je voudrais qu'à seiœ ans , safis retarder le progrès des autres études, les élèves des écoles publiques fussent plus versés dans la connaissance des lois de leur pays , que ne le sont aujourd'hui des jurisconsultes blanchis dans les coiâbats du bai^ reau. Cette différence tiendrait a la nature des lois mêmes.
» Les élèves traduiraient le code naturel dans les » langues mortes, ils le traduiraient dans les langues » vivantes, ils le traduiraient dans la langue des » poètes, langue maternelle des premières lois.
» Apprenez à vos enfans , disait un ancien philo- » sophe, ce qu'ils doivent savoir étant hommes, et » non ce qu'ils doivent oublier. Ce philosophe n'au- » rait pas condamné l'étude nouvelle que je propose.»