DE L'OMOPLATE
Dès 1855, Larghi avait publié dans les Mémoires de l'Académie de
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Fig. 495. — Cette figure représente, sur l'omoplate gauche, l'incision de Larghi; sur l'omoplate droite, notre incision qui découvre plus largement l'os, rend l'opération plus facile et évite tous les inconvénients de la rétention. Pour éviter complètement le godet inférieur, nous ajoutons, dans les cas de suppuration de l'angle inférieur de l'os, une petite incision de décharge p au-dessous de l'incision principale, pour pouvoir passer un drain à travers le grand dorsal. — ab, a'b' , incision le long de l'épine, la même dans les deux procédés. — bc, incision verticale, postérieure de Larghi, s'arrêtant au milieu de la fosse sous-épineuse. — ob', b'c' notre incision sus et sous-épineuse
Turin un procédé pour l'extirpation sous-périostée totale de l'omoplate.
Par une incision suivant l'acromion et l'épine de l'omoplate jusqu'au bord postérieur de l'os et se continuant en bas le long de ce bord jusqu'à mihauteur de la fosse sous-épineuse (fig. 495), le chirurgien de Verceil enlevait l'omoplate tout entière sans sacrifier aucun muscle. En écartant fortement les bords de la plaie, il pouvait aller dépériosler toute l'omoplate. Il faisait sortir le corps de l'os à travers la plaie et allait ensuite dénuder le col et extirpait l'os tout entier sans inciser le manchon glénoïdien. Outre les difficultés de l'exécution, ce procédé avait l'inconvénient délaisser en bas, à niveau de l'angle inférieur, un cul-de-sac profond où se seraient accumulés certainement les liquides infectieux. Larghi, du reste, n'appliqua jamais ce procédé sur le vivant.
Le procédé suivant, que nous avons décrit dans le Traité de la régénération des os, nous paraît toujours le plus propre à atteindre le double but que nous poursuivons : la régénération de l'os et la conservation de l'action des muscles qui s'insèrent sur l'omoplate; la réduction à leur minimum des dangers du traumatisme opératoire.