‹ Traité des résections et des opérations conservatrices (volume 2)Chapitre 20 sur 166 · Loc. cil. in Ceniralblatt fur Chirurgie · texte numérisé non relu

Loc. cil. in Ceniralblatt fur Chirurgie

2. Loc. cit. in Archivio di ovtopedia, décembre 1884. — Margary n'avait pas dans ce cas sectionné la tèle du fémur. 11 l'avait placée dans le entyle agrandi au moyen du ciseau. L'opéré mourut le onzième jour de pyohémie que Margary attribua a la septicité du catgut employé !

l'opération de là résection de la hanche n'est pas dangereuse par ellemême, mais par l'état général qui la motive et la complique. Sur 55 opérés dont il faut déduire un résultat inconnu, il avait 24 guérisons et 8 morts, soit une mortalité de 25 pour 100 \

La proportion des morts varie selon le siège de la lésion primitive; les coxalgies acétabulaires, surtout lorsqu'elles sont opérées tardivement, constituent des conditions fâcheuses. Sur une série de 26 résections de la hanche pratiquées par Cazin à l'hospice de Berck, et se rapportant presque toutes à des coxalgies acétabulaires primitives ou secondaires, Dhourdin2 a compté 4 guérisons complètes, 11 guérisons incomplètes, 11 morts. Il s'agissait dans cette série de cas graves, et il ne faut pas en conclure que la résection de la hanche a occasionné 11 fois la mort, mais qu'il y a eu 11 cas dans lesquels elle n'a pu empêcher cette terminaison.

La mortalité a considérablement diminué depuis la méthode antiseptique. Si nous nous en tenions à nos propres observations, nous trouverions un changement énorme. Au début, nous perdions 5 opérés sur 4 ; aujourd'hui c'est presque l'inverse, car, .en tenant compte de la mortalité opératoire et de la mortalité secondaire, nous trouvons que 2 malades sur 5 arrivent à la guérison3, si nous comprenons les adultes, et 5 sur 4 si nous ne comptons que les enfants et les adolescents. Dans nos premières résections nous avons opéré surtout des adolescents et des adultes (notre service n'étant pas alors ouvert aux enfants); de là, une cause spéciale de cette grande mortalité.

Grosch* a basé ses calculs sur 166 cas recueillis à diverses sources, et a cherché à se rendre compte de l'influence des pansements antiseptiques. En mettant à part les cas qui avaient été opérés de 1870 à 1875, et ceux qui avaient été opérés de 1875 à 1880, il a trouvé que la mortalité avait baissé de 9 pour 100 dans cette dernière période. Mais ce que nous devons faire remarquer surtout, ce sont les résultats différents suivant la période de la maladie à laquelle l'opération a été pratiquée. Dans la première période de la coxalgie, alors que la suppuration est limitée à la jointure, Grosch a trouvé que la mortalité serait nulle avec l'antisepsie : 0 pour 100. Dans la deuxième période (fistules et

1. Sur ces liuit morts, 5 étaient dues à la tuberculisation pulmonaire on méningée, 1 à la néphrite, 1 à la pneumonie, et une dernière à un abcès pelvien de nature tuberculeuse. (Congrès français de chirurgie, 1885, p. 458.) La statistique de Bœckcl comprend tous les cas qu'il a opérés depuis 4865, avant et depuis l'antisepsie actuelle.

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