‹ Traité des résections et des opérations conservatricesChapitre 18 sur 64 · Traduction de Lassus, page · texte numérisé non relu

Traduction de Lassus, page

ces deux modes de résections pouvaient être appliqués, selon l'étendue et la nature des lésions.

C'est d'après rcxcinple et sous rinfluence de Moreau ipie iV'icy' transporta celte opération dans la chirurgie d'armée. 11 parait qu'elle fut assez souvent prali(piée, soit par Percy^, soit par ses élèves, mais nous manquons de documents précis sur ce point, aucune observation détaillée n'en ayant été publiée.

Moreau eut d'abord peu d'imitateurs. En France'", Dupuytren, Delpech et surtout Roux, firent (juulques résections du coude, et conlirmèrcnt les succès annoncés par les chirurgiens lorrains. Crampton la transporta en Angleterre (1825), et vers 1828, Syme commença une série de résections qui éclipsa bientôt toutes cdles de ses contemporains. Il praticpia seize résections du coude de 1828 à 1851. Jœger et Textor la répandirent ensuite en Alleujagne*.

C'est une des résections qui ont été le plus pratiquées en France, même durant la période où les résections en général étaient négligées dans les grands hôpitaux; mais ce fut longtemps encore une opération exceptionnelle, comparée surtout au nombre d'amputations du bras qu'on pratiquait couramment.

Cette résection fut réintroduite dans la chirurgie militaire en 1848-^9, durant la première guerre du Schleswig, par Stromeyer, Langenbeck, Esmarch^. Dans la seconde guerre du Schleswig, en 180i-, on commença à appliquer la conservation du périoste à cette opération et les résultats qu'on obtint, moins satisfaisants qu'on ne l'avait dit tout

1. En parlant de Percy, à qui il avait dédié sa liiùse, Mornau fils s'exprime ainsi, page 5." : « Au surplus cet iiommc (un opéré de Moreau père rjui pouvait baUre à la frranire. manier

la charrue, etc.) existe, ainsi que ceux dont je vais parler el plusieurs autres à qui l'opération a été faite, aux armées, sous les yeux, ou de la main même do M. Pcrcy, ilont les procédés ont dû variera raison du fracas comminulif produit par les coups de feu. ,Ic suis autorisé à dire ici que ce chirurgien célèbre avoue avec plaisir et une sorte de reconnaissance, que ce fut mon père, un de ses meilleurs amis, qui lui communiqua cette heureuse audace que déjà, il est vrai, il avait montrée dans la résection de la télé de l'humérus; mais que, sans lui, il n'eût peut-être pas osé porter jusqu'à celle de l'articulation huméro-cubitale. »

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