‹ Traité des résections et des opérations conservatricesChapitre 26 sur 64 · Jahreshcridit, 1802, p · texte numérisé non relu

Jahreshcridit, 1802, p

2. Osleoplastischc Resect. des IJl/eiihog. iii liculs. Zeits. drr Chirurgie, 1880.

3. Ueber die lemporàre Hcseclioii des 0/ec}-ano)i.{Cenlrall>/alt fïir Chirurgie, 1880. >

4. Wietier mcd. Press^ n" 20, 1.S85. — Sur un "arçou de 18 ans, niorl tleux mois et diMui aprùs l'opéralion, Moselij; Moorhof a trouvé à l'iiutopsie l'olérràne si complèlemenl soudé au cubitus qu'il fallait une j;rande attention pour découvrir la cicatrice osseuse. Les surfaces de section cependant étaient lisses et reliées par des tissus conjoiiclifs. La soudure était péripiu'-- <june, mais suflisante pour pernioltre d'exécuter les niouvenienls pli\>ioioji(}ues.

peut, quelques jours après, commencera mobiliser l'articulation, et on le fait aussi longtemps et aussi souvent que cela est nécessaire, sans compromettre la continuité du périoste et du tendon. Quand on a coupé l'olécrâne ou le tendon en travers, il faut un mois au moins, et quelquefois beaucoup plus longtemps, pour qu'on puisse imprimer des mouvements modérés à l'articulation, sans faire céder la suture. En les entreprenant plus tôt, on risque de désunir les fragments ou d'allonger la cicatrice.

Avec des incisions postéro-latérales, prolongées suffisamment en haut et en bas, avec notre incision typique, par exemple, à laquelle on ajoutera, au besoin, une incision interne, on ouvrira toujours assez l'articulation pour en retirer les esquilles et les autres corps étrangers. En expérimentant sur le cadavre, on voit que cette double incision donne beaucoup de jour à la condition qu'on libère les adhérences capsuloligamenteuses. Une fois le ligament latéral externe détaché, on peut faire bâiller l'articulation de manière à l'explorer dans tous ses recoins.

Dans les cas exceptionnels où l'on croirait devoir pénétrer dans l'articulation à travers l'olécrâne, nous conseillerions de scier cette apophyse, non pas transversalement, comme on le recommande, mais par une section oblique en haut et en avant. L'olécrâne ainsi détaché se relève tout aussi facilement en haut, et on a l'avantage d'avoir de meilleures conditions de soudure, les fragments étant réadaptés sur une surface plus large. On fait partir la section du cubitus d'un centimètre au-dessous du niveau de la cavité sigmoïde.

D. DU MODELAGE DES EXTREMITES RÉSÉQUÉES ET DE LA CONSERVATION DES SAILLIES OSSEU?ES SERVANT AUX INSERTIONS jMUSCULAIRES.

Nous avons déjà recommandé le modelage des extrémités réséquées, pour donner à une surface articulaire une forme analogue à la forme normale, ou du moins pour établir une surface d'emboîtement propre à recevoir les os adjacents et à assurer la solidité de la nouvelle articulation. Nous l'avons cependant rarement appliqué au coude, à cause de l'abondance des masses ossifiables qui suit cette résection et de la formation des condyles transversaux ou malléoliformes que nous obtenons par le détachement régulier du périoste au niveau des tubérosités.

Ce que nous avons fait plus souvent, c'est d'enlever avec le détachetendon des copeaux osseux au niveau des tubérosités, quand la couche périphérique était saine. Quelquefois, cependant, après avoir donné notre trait de scie transversal, nous avons excavé la partie moyenne avec le couteau-gouge ou une petite scie cultellaire, de manière à déterminer deux appendices latéraux qui devaient servir de point d'attacha aux ossifications nouvelles et auraient pu les remplacer au besoin.

Bigelow (de Boston) et Paul Vogt (de Griefswald) ont proposé de conserver les tubérosités humérales, le premier, en les séparant avec la scie, le second, avec le ciseau*. Quelque soit le moyen de section qu'on emploie, l'idée est bonne en soi, mais avec la métbode sous-périostée elle n'aura au coude que des applications limitées, pour les raisons que nous venons de rappeler et qui trouveront une nouvelle confirmation dans l'examen des pièces anatomi(jues que nous avons figurées à la fin de ce cbapitre.

Lorsque nous nous trouvons dans les conditions d'obtenir par le périoste de nouvelles tubérosités saillantes et solides, il vaut mieux sacrifier les anciennes, qui dans les vieilles ostéo-artbrites sont j)lus (lu moins malades, et risquent d'entretenir des suppurations interminables ou d'amener des récidives. Dès quon est siir d'arriver à la reconslilulion (Tune néarthrose solide, il vaut mieux la refaire à neuf que de faire servir des matériaux suspects qui ont, en outre, le yrave inconvénient de favoriser la production de Vanhylose chez les sujets jeunes et plastiques.

C'est pour les adultes, à plasticité faible, et chez lesquels on doit prendre toutes les précautions pour prévenir une articulation trop lâche, que le modelage de l'extrémité humérale peut rendre des services. Lorsque le trait de scie transversal, donné au delà des limites périphériques de la lésion osseuse, fait reconnaître l'altération du tissu spongieux audessus des fossettes coronoïdienne et olécrànienne, on peut excaver avec le davier-gouge la partie correspondante de l'humérus, ou bien faire une section courbe avec la scie cultellaire.

Ce modelage de l'os trouvera aussi son indication au cubitus pour conserver l'olécràne. On pourra, soit avec le couteau, soit avec une petite scie cultellaire, chantourner la cavité sigmoïde. c'est-à-dire délorminer une concavité dans la partie bulbaire du cubitus, en conservant l'attache du triceps à l'olécràne.

Chez les jeunes enfants, pour lesquels il faut s'abstenir de résections étendues, on modèlera avec le couteau ostéotome les surfaces huméro-cubitales. La nature encore cartilagineuse des extrémités articulaires et la friabilité des parties atteintes d'ostéite rendent ce modelage très facile à faire à cet âge.

Chez l'adulte, nous préférons au couteau la curette tranchante ou le davier-gouge pour agir par morcellement sur les parties qu'on ne peut pas faire saillir. Nous nous servons dans ce but de grands daviersgouges qui, beaucoup plus larges dans ieiu- partie coupante que les instruments ordinaires, permelleut d'accélérer le travail.

1. En 1850, un cliirurgicn nnglais, Moorc, avail di^Jà enlevé une jiortion (l'Iiumériiscn forme (lo coin, laissant en place Irpicondyle et rcpitidcliléc. (The I.aucel, ISM"), t. I, p. 231, cl

l'ainelvin. Dr la rr'scriinii fin coiidr, p. 1').').

E. PROCÉDÉS APPLICABLES A l'aRTHROTOMIE, A l' ABRASION ET AUX AUTRES OPERATIONS

ÉCONOMIQUES QU'ON PEUT PRATIQUER SUR l'aRTICULATION DU COUDE. SYNDESMOTOMIE ET

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