‹ Traité des résections et des opérations conservatricesChapitre 48 sur 64 · Bullelin el Mémoires de la Société de Chirurgie · texte numérisé non relu

Bullelin el Mémoires de la Société de Chirurgie

2. Dnns ce raccourcissement graduel du muscle, ce n'est pas seulement la |i.irlie contraclilc qui diminue de longueur : le tendon revient aussi sur hii-mèiuo, connue tous les tissus fibreux en grénéral, et comme les ligaments articulaires en particulier qui se réiraclent dès que leurs insertions sont rapprochées. La rétraction propre du tissu tendineux est iiien plus grande ([u'on ne se l'est ligure théoriquement. I.a quantité de libres élastique'* qui entrent dans la structure des Icndons t'ait comprendre cepemiaiit leur rétractilité, surtout quand les muscles ont une insertion très étendue par leur partie nmsculaire.

Dans des expériences sur la résection des extrémités carpienues des os de l'avant-bras que nous avons laites sur des chiens adultes, dans le but spécial de nous éclairer sur ce point. nous avons trouvé, au bout de deux mois et demi, certains tendons à peu près aussi raccourcis que les muscles.

iESECTlON DU I^OIGNET.

par la résection des antagonistes, c'est-à-dire des tendons extenseurs. Mais, malgré toutes les chances qu'on a de faire réussir la suture, cette division a de grands inconvénients au point de vue du rétablissement de l'action musculaire. Elle retardera le moment où l'on pourra imprimer des mouvements passifs aux doigts ou leur faire exécuter des

mouvements actifs ;

Fig. 241 et 242. — Figures scliémaliques montrant le moyen de raccourcir les tendons sans interrompre leur continuité.

l'atrophie musculaire augmentera encore , et, quand les boutsdes tendons seront assez soudés pour ne plus pouvoir être disjoints , les muscles , restés longtemps inactifs , seront trop faibles pour faille glisser ces tendons encore plus ou moins adhérents à leur gaine.

Fig. 241,— Perte de substance latérale, les deux bou ts restant unis par une étroite bandelette.

Fig. 242. — Tendon suturé; la petite bandelette intermédiaire, ramassée sur un des côtés du tendon, assurerait sa continuité, si quelque accident faisait échouer la suture.

La soudure peut être insuffisante d'ailleurs, et l'on verra, si on les faij; fonctionner trop tôt, les tendons se désunir.

Si nous nous trouvions en présence d'un cas où le raccourcissement opératoire des tendons pût être avantageux, nous agirions de la manière suivante pour ne rien compromettre en cas d'échec :

Nous aurions recours à un procédé que nous avons déjà appliqué au tendon d'Achille, et qui permet de raccourcir le muscle sans interrompre la continuité de son tendon.

Quand le tendon est large, nous enlevons avec un très petit bistouri sa masse centrale. Nous le perforons et l'évidons de manière a laisser seulement la partie supérieure de ce tendon se continuer avec sa partie inférieure par deux bandelettes très étroites qui n'empêchent pas le rapprochementdes deux bouts, mais qui, en cas d'échec delà suture, seraient suffisantes pour maintenir sa continuité. La fenêtre pratiquée, on en rapproche par la suture les deux bords supérieur et inférieur, et les montants latéraux se plissent sur les côtés et contribuent à la soudure

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