‹ Traité des résections et des opérations conservatrices qu'on peut pratiquer sur le système osseux [electronic resource] (volume 2)Chapitre 10 sur 143 · F. — INDICATIONS DES RÉSECTIONS TRAUMATIQUES DE LA HANCHE · texte numérisé non relu

F. — INDICATIONS DES RÉSECTIONS TRAUMATIQUES DE LA HANCHE

Nous devons être très l'éservé sur cette question. L'antisepsie change tellement les conditions du problème que nous ne pouvons le résoudre avec les observations des guerres passées. Nous n'avons pas, du reste, grande expérience personnelle sur ce sujet', et nous ne trouvons pas dans l'histoire chirurgicale des guerres récentes des documents sur lesquels nous puissions nous appuyer pour formuler une opinion. La résection s'est montrée si grave jusqu'ici que la plupart des chirurgiens sont portés vers la conservation absolue. Cette tendance est même tellement générale depuis l'antisepsie qu'il est à craindre qu'elle ne s'exagère encore et n'empêche de faire des esquillotomies ou des extractions de la tête fémorale dans les cas ofi l'opération, loin d'aggraver Télat du blessé, ne pourra que le simplifier.

Il ne faut pas en effet oublier que si l'antisepsie préventive doit permettre plus qu'autrefois à la conservation absolue de réussir, elle a diminué parallèlement le danger d'une intervention opératoire qui aura pour but unique d'enlever les causes d'inflammation et d'infection laissées dans la plaie par une fracture en éclat. Comme nous ne pourrions exposer que des vues théoriques, nous nous contenterons de rappeler à ce sujet les statistiques de la résection de la hanche recueillies dans les dernières guerres, mais à titre 'de documents historiques seulement, car nous sommes fondés à espérer de tout autres résultats par les nouveaux pansements, et surtout par l'occlusion inamovible antiseptique.

La statisticfue de Langenbeck% relative aux plaies par armes à feu de la hanche, porte sur 119 cas. Sur ces 119, 88 ont été traités par la conservation et ont fourni 25 guérisons et 65 morts, soit une mortalité de 71,59 pour 100. D'autre part, 31 blessés ont été réséqués et sur ce nombre 4 ont guéri et 26 sont morts (1 douteux), ce qui fait une mortahté de 83,87 pour 100.

Dans l'ouvrage d'Otis on voit que sur 504 plaies de l'articulation

1. Dans la guon-e de 1870-71, nous n'avons eu à soigner que trois blesses do ceKe calégorio. Ils étaient atteints de coups de l'eu à la iianciie, avec fracture du col du fémur. On ne les avait pas touchés ; ils moururent tous les trois à bref délai, deux de gangrène septique. — Nous ne connaissons qu'un cas de succès obtenu en France, dans cette guerre, parla résection : c'est celui de Dnlircuil.

2. Ueber die Scliussverlelzungen des IliifUjelcuks, in Arcli. fur kl. Ghirurg. 1874.

3. The médical and mrgicaf. Inslon/ of Hie ivar of Un: rébellion. Part. 111, volume 11, srcnnd i.t.itie, lS8ô. page 05.

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cûxo-lëmorale traitées par la conservation, il y a eu 55 guérisons et 249 morts, soit 22 pour 100, tandis que 55 résections n'ont donne que deux guérisons contre 55 décès, soit 3,6 pour 100. Mais dans une statistique plus récente, portant sur 66 cas, il a trouvé 6 guérisons, soit 10 pour 100. Au point de vue de l'époque de la résection, il signale un seul cas de guérison pour la résection primitive sur 33 opérations, 2 cas sur 20 pour les résections intermédiaires, et 5 cas sur 8 pour les résections post-fébriles quil appelle secondaires.

Rohmer * réunissant tous les cas publiés dans les diverses statistiques a dressé le tableau suivant :

RÉSECTIONS

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