‹ Traité des résections et des opérations conservatrices qu'on peut pratiquer sur le système osseux [electronic resource] (volume 2)Chapitre 116 sur 143 · Revue de Chirurgie · texte numérisé non relu

Revue de Chirurgie

2. De la Irôpanation du bassin comme trailemenl de la psoïte. Thèse de Lyon, 1888.

3. Elude sur la trépanation de l'os iliaque appliquée à certaines lésions de la fosse iliaque interne. Thèse de Taris, 1880.

os DU BASSIN: ILIUM; PUBIS; ISCHION. - ARTICULATION SACRO-ILIAQUE. 925

lents existant dans cette région. Ilelferich a enlevé dans un cas un fragment cunéiforme de la fosse iliaque pour pratiquer un large drainage '.

2. De la résection de l'ilium et de la crête iliaque en particulier dans les ostéites

suppurécs.

La crête iliaque est la portion du bassin qui a été jusqu'ici le plus souvent le tbéâtre des résections; certaines opérations pour ostéite nécrotique ou pour carie ont depuis longtemps déjà démontré la possibilité de faire sans dangers de grandes excisions. Parmi les faits antérieurs à l'époque^ actuelle, nous citerons celui qu'a publié Larghi, et qui date de 1845'. L'opération fut pratiquée sur un garçon de 15 ans qui était atteint d'une ostéite raréfiante de la crête iliaque. La résection, faite avec des tenailles coupantes, emporta la plus grande partie de l'os comprise entre le sacrum et la cavité cotyloïde. Le périoste épaissi et très vasculaire fermait la cavité abdominale et était repoussé en dehors dans les mouvements de la respiration. Une régénération de l'os, irrégulière dans sa forme, suivit cette opération. La crête iliaque, qui était déjà avant l'opération plus basse que celle du côté sain, s'abaissa encore ; l'épine iliaque antérieure et supérieure se rapprocha de l'inférieure et l'os entier était comme incliné en avant.

Dans les résections de ce genre que nous avons faites et qui ont porté sur la partie antérieure et évasée de l'ilium, nous avons constaté aussi une reproduction insuffisante pour rétablir la forme de la crête iliaque; cette saillie restait toujours plus basse et moins proéminente que celle du côté sain, à moins qu'on n'eût conservé l'épiphyse marginale; et encore avons-nous toujours observé une moindre hauteur de l'os réséqué, soit par défaut d'accroissement, soit par affaissement consécutif du contour iliaque chez les jeunes sujets.

Nous n'avons fait qu'une fois une résection étendue de la partie postérieure de l'ilium. Chez une femme de 40 ans, nous en avons enlevé environ le tiers postérieur, comprenant les deux épines iliaques postérieures et le bord supérieur de la grande échancrure scialique. Il s agissait d'une ostéite tuberculeuse avec plusieurs séquestres, vasculaires ou non. L'âge de la malade n'était pas favorable à une repro-

1. Térillon a récemment porté la question devant la Société de chirurgie, et publié de nouveaux faits en faveur do la trépanation du bassin. (De la Ircpnnalion du bassin pour le traitement des abcès chroniques de la fosse iliaque et du bassin, in Bulletin de la Société de chirurgie, séance du (i novembre 188}).) — Dans un cas de colicclion purulente du bassin qui avait résisté à une large incision le long du bord de la crèlc iliaque et à une contre-ouverture en avant, au-dessous de l'arcade de Failope, Terrillou fit la trépanation du bassin en arrière de la cavité cotyloïde, au-dessus de l'épine scialique, dans la jiartic la nius épaisse de l'os, et au-dessous du rebord du détroit sui)érieur. Le malade guérit rapidementau bout de 55 jours, on supprima le drain. '

2. Gazette niédicale de Paris, 1859 et liesezioni soUopcrioslde c sollocassulari 1855

duction; mais, malgré cela, grâce à la conservation de tout l'appareil ligamenteux sacro-scialique, la malade pouvait marcher avec une canne quatre mois après l'opération, d'après les nouvelles qu'elle nous avait envoyées. Sa santé générale paraissait complètement rétablie, quand elle mourut de méningite, sept mois environ après la résection.

Nous n'avons pas eu l'occasion de faire l'autopsie d'aucun des malades auxquels nous avions enlevé, par trépanations multiples ou par fragmentation avec les cisailles, une partie notable de la fosse iliaque; nous ne pouvons donc en déterminer le degré de régénération. Mais, d'après ce que nous avons pu observer sur le vivant, nous croyons que dans les formes chroniques de la tuberculose, la restauration du déficit osseux ne se fait guère que par du tissu fibreux épais. Ce n'est qu'après des ostéites aiguës de l'adolescence que nous avons constaté une réossification plus apparente. Quant à la régénération des autres portions de l'ilium, nous n'avons pas non plus d'autopsie à invoquer, mais il est plus facile de se rendre compte sur' le vivant de la reconstitution osseuse des parties enlevées (Obs. CXVIll). Chez les animaux, nous n'avons jamais obtenu de reproduction régulière de la lame et du contour de l'ilium. Nous avons constaté seulement une néoformation osseuse incomplète, épaisse, il est vrai, mais tassée et irrégulière, après des résections portant sur la moitié environ de la portion sus-cotyloï dienne de l'ilium. Nous reviendrons plus loin sur la question en parlant de l'ablation totale de l'os iliaque.

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