‹ Traité des résections et des opérations conservatrices qu'on peut pratiquer sur le système osseux [electronic resource] (volume 2)Chapitre 125 sur 143 · DE NOS ANCIENS OPÉRÉS · texte numérisé non relu

DE NOS ANCIENS OPÉRÉS

Nous nous sommes élevé déjà contre la tendance, un peu trop générale aujourd'hui, d'accélérer le retour de la mobilité par des mouvements passifs, brusques et forcés. Quelques nouveaux exemples nous ayant encore montré dans ces derniers temps les mauvais effets de ces manœuvres intempestives, nous revenons ici sur ce sujet, pour rappeler qu'on recule en voulant aller trop vite, et qu'on ne modèle pas des surfaces articulaires en les usant par le frottement, comme s'il s'agissait de corps inorganiques. Il faut avant tout employer la main saine du malade lui-même pour imprimer des mouvements au membre réséqué. Si l'opéré est intelligent, il est vite au fait de ce qu'on lui demande; et l'on est sûr qu'il ne dépassera pas le but, parce qu'il s'arrêtera dès qu'il sentira de la douleur.

Depuis le 31 décembre 1887, jour où nous avions arrêté notre dernière statistique, nous avons fait résections du coude\ sans mortalité opératoire. Ces nouveaux faits ne changent pas nos conclusions ; ils ne font que les confirmer, mais ils sont trop récents pour que nous les examinions au point de vue du résultat orthopédique et fonctionnel. Nous avons revu presque tous les opérés dont nous avons rapporté les observations, et nous avons eu des nouvelles des autres. Ils sont encore tous vivants % de sorte qu'ils viennent renforcer l'argument que nous avons déjà tiré en faveur de la persistance de la guérison chez les tuberculeux ^ Nous avons retrouvé plein de vie un opéré de 1879, que nous avions vu une dernière fois profondément amaigri, ne digérant plus, atteint de cystite et d'épididymite tuberculeuses, et que nous avions cru pouvoir compter dans notre statistique parmi les victimes de la tuberculose.

Nous avons retrouvé le 3 mai 1891, le sujet de l'observation LU,

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