Revue de chirurgie, lévrier
De rOsléogénùse cliiriirgicalc.
ABLATION DE L'ASTRAGALE,. - TARSECTOMIES DIVERSES. 993 cas que nous ayons monlionnôs nous fait voir que cette prothèse interne est c es aujounl hu, applicable. [| y a une di/.aine d'années déjà, Létiévant avait remplace la phalangette du petit doigt par une phalange en platine conslru.te par Claude Martin. Le corps étranger ne tarda pas à être ehmme, Lien qu il eût paru toléré pendant un certain temns. Aujourd hui, avec une asepsie plus parfaite, on arriverait prohablement a une plus grande tolérance; mais un organe mobile et exposé aux 0 einen ts éliminera tôt ou tard les substances étrangères implantées dans .on tissu. Dans tous les cas, si l'on ne peut guère espérer remplacer def^^utivement des parties mobiles du squelette parade corps étrangers de même forme, on peut au moins demander L pl ino Tu a 1 ivoire des services temporaires, comme organes de soutien et excitants de 1 ossification pour les os dans lesquels ils seront imp ntTs
Quant aux implantations, dans la gaine périostique ou dans les cavités osseuses de corps étrangers aseptiques mais -ésorbab s le que les os décalcifiés, les faisceaux de ca!gut, nous n'avons rien à ajouter a ce que nous en avons dit dans le chapitre XXI. Ils ne peuvent
ZuTlTT^'T \' P'"'^^^' ^^^^"^ périphériques et ei m î tenan la forme de la région usqu'au moment où les productions periostiques auront acquis assez de consistance. Ce sont des tt lie temporan-es, destinées à être résorbées peu à peu, mais qui n'a i sen
A. - NOUVEAUX DéT.ULS SUH LES «ÉSULTATS ORTHOPEDIQUES ET PONCTIO^KLS DE l'aBLA- T.O.N DE L ASTRAGALE DANS LES CAS D'oSTÉO-AnTIIKITE SUPPURÉE.
A cause de l'importance du sujet traité dans ce chapitre, nous ccm Pleterons les renseignements relatifs à l'état actuel de nos divers oper" ' '''''' P'- de poids aux conclusions que no^s^^vo^s
Nous avons, du reslc, une omission à réparer. Quand nous avons renrô sente nos divers réséqués dans les chapiires précédents, noisT^ 1 " montres dans deux positions, toutes les fois qu'il étai u 1 1 le do hi apprécier l'étendue des mouvements. C'est la 'seule n.ani de In ! l -r In dcssm une démonstration de l'état fonctionnel. Nous Zn du.sons donc ,c, le pied d'un de nos anciens opérés que non, nvo revu récemment (mars 1891) et que nous avions déj7, fig ré appuyé sur sa plante, dans la station debout (fig. M Q u Zl N
fi<Turons ici dans l'extension, de sorte qu'il est possible, en superposant les deux figures, de se rendre conipte de l'excursion de ce mouvement volontaire. Ce malade est opéré depuis huit ans et se porte de mieux en mieux. Il a fait récemment des marches de 25 kilomètres ; ne boite pas ; peut courir sur une route unie, et, chose importante à constater, se trouve dans un état de santé florissant, malgré les symptômes de tuberculose pulmonaire qu'il présentait au moment où nous l'avons opéré.
Chez d'autres sujets, opérés vers la même époque, la mobilité antéropostérieure est tantôt plus, tantôt moins étendue. Le pied se fléchit plus
Fi". 505 et bO-i. — Pied auquel l'astragale a été enlevé le 18 juillet 1885, pour une ostéo-arthrite tubei'culeuse avec séquestre centrale de l'astragale. — Ce pied mis en présence du même organe dans la position debout (fig. 505) montre qu'il se fait dans la nouvelle articulation tibio-tarsienne une excursion de 40 degrés.
Fig. 505. — Pied reposant sur le sol. Fig. 504. — Pied dans l'extension
active sur la jambe.
complètement sur la jambe dans les cas où le traitement consécutif a été bien dirigé, en vue de prévenir l'équinisme qui tend naturellement à se produire. Des nouvelles récentes que nous avons eu de plusieurs de nos anciens réséqués nous indiquent un assouplissement progressit pour les uns, un état stationnaire pour les autres. Il n'y a jamais la moindre mobilité latérale, à cause de la présence des malléoles. C'est donc un ginglyme parfait qui se reconstitue ; et bien que la mobilité n'atteigne pas les limites normales (sauf peut-être sur deux de nos opérés dont nous ne parlons pas, parce que nous ne les avons pas examinés nous-même), elle atteint les limites utiles pour la marche sans claudication, et môme pour la course, quoique ce dernier mouvement soit toujours gêné. Dans la marche normale, dans l'ascension cl même
ABLATION DK L'ASTRAGALE. - TARSECTOMIES DIVERSES. 995 la descente d'un escalier, toute la mobilité physiologique n'est pas utdisée. — Nous avons retrouve quatre de nos opérés avec une ankvlose complète. ^
Comme exemple de guérison de tuberculeux profondément atteints et menaces par des lésions niternes, nous citerons encore celui dont l'observation est rapportée (page 559, Obs. CIII) et sur le sort duquel nous étions inquiet depuis l'année dernière. Il est venu nous revoiV le 20 mars 1891 avec le même état local que nous avons signalé (ankvlose osseuse tibio-tarsienne) et sans aggravation de son état général. Les tubercules pulmonaires sont de plus en plus somnolents ; le pied opéré n a jamais ele le siège d'abcès, ni de poussées douloureuses pouvant faire craindre une récidive locale. C'est un malade que nous avimis opéré en quelque sorte maigre nous'. Nous lui avions réséqué le coude un an auparavant, et nous lui avions proposé l'amputation de la ïambe
Nous avons revu un autre de nos opérés, réséqué^ à la même époque et qui présentait a ce moment des lésions osseuses multiples. Il J-da longtemps une fistule au niveau du cou-de-pied, ce qui ne l'empêchait pas de marcher cependant. Aujourd'hui tout est cicatrisé. Il est venu nous revoir en mars 1891, et nous a dit avoir fait quelques jours auparavant 50 kilomètres : 25 pour aller, 25 pour revenir? et avoir dansé dans 1 intervalle de ces deux courses une bonne partie de la nuit. Il court
sans peine et longtemps; monte et descend les escaliers comme tout le monde. -.i^ucii.
Tous les opères dont l'observatisn a été rapportée ou le pied figuré dans le chapitre XXIf, vivent et se portent très bien. Parmi eux nous citerons celm dont le pied est représenté dans la figure 418 qui est devenu un intrépide marcheur; il fait 6 ou 7 kilomètres à l'iLre' Parmi nos opères plus récents, plusieurs ont pu, au bout de 18 mois' mener une vie très active ou exercer une profession pénible (conducteur' d omnibus, cultivateur, employé de magasin)
Un des meilleurs résultats orthopédiques et fonctionnels nous a été présente par un jeune homme de 22 ans^ auquel nous avions enlev I astragale le 9 octobre 1889, et qui est venu nous voir le 12 mars 189? avec un pied dune régularité parfaite comme forme, et des mouvez rnents deja très étendus (40 degrés). Il est toute la journée sur ses jambes,
p,^. lyryLî^i.s:'^-''^^^ - - '^'-^ —
/, 1, i ! ■ ■ 1,11111 ISltl mais il n y a pas lu soudure liliin ....i .
4. Hoberl, opero en oclobre 1889. - AMation ,1c raslragalc. ^'l""-^alcaneouuc.
996 CHAPITRE COMPLÉMENTAIRE, JUSTIFICATIF ET RECTIFICATIF, debout et en mouvement, pour servir le public dans le magasin où il est employé.
Il est inutile de multiplier ces faits pour démontrer que nos résultats sont absolument différents de ceux des anciennes résections tibiolarsiennes. Non seulement le pied reslauré est solide et jouit de mouvements dans l'articulation tibio-tarsienne, mais il a une forme tellement régulière, dans les cas où le traitement conséculif a été bien dirigé, qu'il est difficile de diagnostiquer, si l'on ne mesure pas la distance des malléoles au sol, la nature de l'opération qu'il a subie.
Parmi les cas intéressants au point de vue de la régénération du tibia et du rétablissement des fonctions du membre après la résection presque totale du tibia et l'ablalion de l'astragale, nous avons cité l'observation d'une jeune fille, opérée en octobre 1889, et dont la guérison n'était pas complète au moment où nous mettions sous presse le cbapitre XXII (page 408 et fig. 577 et 378). L'opérée quitta la clinique en juillet 1890: le tibia était reproduit dans toute sa longueur et le pied, déjà solidement fixé, avait une forme et une direction naturelles. La malade marchait avec un appareil que nous lui recommandâmes de garder longtemps encore, parce qu'il y avait une très légère mobilité à la partie supérieure du tibia, entre l'os ancien et l'os nouveau. En saisissant avec les mains les deux portions de l'os, et en cherchant à les faire jouer l'une sur l'autre, on constatait un peu de flexibilité au niveau du point où ces deux portions se réunissaient. C'était à peine appréciable sans doute, mais suffisant pour faire craindre une inflexion progressive et l'arrêt dans le tra vail ossifiant, si on laissait marcher la malade sans tuteur. Le pied posait à plat sur le sol; il n'y avait ni varus, ni valgus, ni déformation sensible dans la plante, sauf un peu de pied creux, comme après toutes les ablations de l'astragale. La figure 505 nous donne l'aspect du membre à cette époque.
Nous avons eu des nouvelles récentes de la malade et voici son état au 28 mars 1891, 17 mois après l'opération'. La reconstitution du tibia est complète; l'os nouveau a à peu près le volume du tibia du côlésain. Il a seulement une surface plus inégale. La malléole inlcrne est bien dessinée. Une nouvelle articulation libio-larsienne s'est rétablie, et le calcanéum emboîté entre les malléoles est mobile dans la nouvelle mortaise. Les mouvements de flexion et d'extension, les seuls possibles, représentent en amplitude -le tiers au moins des mouvements normaux. La malade a eu cet hiver un abcès qui s'est fait jour sur la lace cxleriic du membre par trois ouvertures, le long du péroné : une petite parcelle séquestralc a été éliminée récenunent. La malade peut marcher sans
i. Cutlc malade, qui iiahile l'Ardèclic, a été cxaiTiincc ce jour-là par mon rr(T.', le docicur Ollier (de Vais), qui m'a transmis ces dilTérenls détails sur la kmne et le loiiclionncMieni du pied.