ABLATION DE L'ASTRAGALE. - TARSECTOMIES DIVERSES
appareil, mais elle porte toujours son tuteur lorsqu'elle fait des marches un peu longues. Elle fait ainsi sans peine jusqu'à 3 kilomètres. Le membre est i-nccourci de 55 millimètres. H y a à [)cine nn peu de
membre après fablalion d,: raslraqalc cl la rr.serlion de presque loule la diaplujse et de Vépiphyse inférieure du Libia 'sur toute leur épaisseur et u„e hauteur de 28 centimètres. - Héseelion d'une partir de la maUéolJ péronihrenour prévenir le varus. - Lo pi,,,! osl soli.ln ol ciii.is un.- l.oMi.e direclio,.. L nialloolG reproduite complète lemboîlei.icnt du calcinukini o(, empêche le pied de loui'ncr en dedans - Photographie prise neuf rnois aprrs l'opération.
claudication; la' démarche est même très régulière, quand elle se fait à pas lents et mesures.
Un tuteur, en pareil cas, est toujours utile pendant deux ou trois ans
pour soutenir le membre, et plus longtemps même chez les enfants, pour prévenir les déviations ducs au déiaut de parallélisme dans l'accroissement des deux os de la jambe. C'est alors qu'il peut être utile d'exciser le cartilage de conjugaison du péroné. La croissance étant à peu près achevée, nous n'aurons ])as besoin de recourir à cette choiidrectomie orthopédique; nous avions du reste, au moment de l'opération, enlevé par excision modelante la portion épiphysaiic delà malléole, sans toucher au cartilage de conjugaison. La malade a 18 ans aujourd'hui.
Nous avons eu récemment des nouvelles des autres opérés que nous avons cités dans le chapitre XXII : leur guérison se maintient et, comme nous l'avons dit plus haut, l'état de plusieurs d'entre eux s'est encore amélioré. Le sujet de l'observation GVI (p. 551), qui avait quitté l'Hôlel-Dieu en février 1890, avec une fistule indolente, reste de l'abrasion d'un foyer de récidive, a yu la cicatrisation s'effectuer un mois plus tard, à la suite de l'expulsion d'une parcelle séquestrale. Le pied a complètement repris sa force et sa mobilité. Un autre, celui (jui est représenté fig. 419, page 555, a eu l'an passé un point de récidive sous la malléole externe. Une incision a mis à nu un petit foyer tuberculeux qui a été abrasé. Le sujet va bien depuis lors et peut faire aujourd'hui des marches de 7 ou 8 kilomètres sans chaussure spéciale. Nous attribuons cette récidive à l'ablation un peu trop hâtive des drains perforants. C'est à la même cause que nous rapportons la persistance des douleurs profondes, chez une jeune fille à qui nous avons enlevé l'astragale, il y a 15 mois, et qui, quoique cicatrisée depuis un an, ne peut marcher qu'avec peine. Aussi recommandons-nous, lorsqu'il s'agit de lésions osseuses ancieimes et mal limitées, de laisser longtemps à demeure les drains qui travei-sent la cavité astragalienne par les quatre incisions que nous avons décrites, pour ne les enlever que lorsqu'il ne sort |)lns de pus, et lorsque les tissus voisins sont souples, absolument indolents et parfaitement mis au net par la disparition de toute tuméfaction. C'est la seule manière d'obtenir une détersion complète des tissus suspects qu'on a voulu conserver dims unintérét orthopédique.
B. — DÉTAILS COMPLÉMENTAIRES SUR LES DIFFÉRENTES TARSECTOMIES ET l'aMPCTATION SUS-JIALLÉOLAIRE AVEC LAMBEAU TALONNIER.
Relativement à nos opérés de tarsectomies diverses, nous ne pouvons que confirmer les détails que nous en avons donnés dans les différentes observations, en ajoutant cependant que, si l'état fonctionnel est resté le môme pour plusieurs opérés, il s'est sensiblement amélioré pour d'autres, depuis le moment où les observations avaient été recueillies.
Nos opérés de tarsectoraie antérieure totale n'ont pas été revus, le