IV AYANT-PROPOS
tant dans les hôpitaux que dans la clientèle civile, je me sens de plus en plus pénétré de cette vérité, et je recours, autant que je le puis, à l'expérimentation, non seulement pour obéir aux tendances naturelles de mon esprit, mais pour trouver les solutions pratiques dont la chirurgie a un besoin constant et que l'observation seule ne peut lui apporter.
Ce troisième volume termine le Traité des Résections. J'espère que le public voudra bien l'accueillir avec la même faveur que les deux premiers. J'aime à croire même que les lecteurs qui se préoccupent, avant tout, des applications cliniques y trouveront un intérêt plus direct, par cela seul qu'il traite des résections qui suscitent encore, à l'heure actuelle, le plus de divergences parmi les chirurgiens. J'y expose, comme je l'ai dit plus haut, un certain nombre de questions nouvelles sur lesquelles je n'ai publié jusqu'ici que des notes ou des aperçus sommaires, et je l'ai terminé par une revue d'ensemble pour apprécier l'influence des progrès récents de la chirurgie sur la théorie et la pratique des résections.
Conçu et rédigé dans l'esprit qu'ont fait connaître la Préface et l'Introduction mises en tête de l'ouvrage, ce volume complète les développements que j'avais à donner sur les applications pratiques de la méthode opératoire dont j'ai exposé les principes et formulé les règles générales dans le Tome I". Il achève ainsi de démontrer que la Méthode ancienne de Résection, applicable seulement dans quelques cas exceptionnels, ne peut plus avoir qu'un intérêt rétrospectif pour la pratique générale, et doit être remplacée par la Méthode sous-périostée, qui n'a pas seulement une supériorité théorique, mais qui s'affirme partout par la supériorité de ses résultats.
Lyon, 20 juillet 1891.