‹ Traité des résections et des opérations conservatrices qu'on peut pratiquer sur le système osseux [electronic resource] (volume 2)Chapitre 67 sur 143 · DESCRIPTION DU PROCÉDÉ OPERATOIRE PAR LA MÉTHODE SOCS-PÉRIOSTÉE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU PROCÉDÉ OPERATOIRE PAR LA MÉTHODE SOCS-PÉRIOSTÉE

Premier temps. — Incisions de la peau et de la gaine périostéo-capsulaire. On fait sur les côtés et le dos du pied quatre incisions cutanées de 5 à 6 centimètres de longueur espacées de la manière suivante : Un fait la première incision * sur le bord interne du pied. Elle commence en arrière du tubercule scapboïdien et se dirige en avant jusqu'à un peu au delà de l'articulation métatarso-cunéenne. La gaine périostéo-capsulaire est incisée le long du bord inférieur des os, en passant au-dessus du tendon du jambier postérieur et en suivant longitudinalement le muscle abducteur du gros orteil. De cette manière on s'éloigne plus du tendon du jambier antérieur, dont on conserve les expansions fibreuses et qu'on relèvera en haut quand on détachera la gaine périostique.

La seconde incision longe en dehors le bord externe de l'extenseur propre du gros orteil, pour permettre d'éviter l'artère pédieuse, qui est un peu plus en dehors, il faut aller doucement, à petits coups, pour éviter cette artère et la rejeter en dehors, dès qu'on l'aperçoit. Par cette incision, on ouvre la gaine périostéo-capsulaire le long du bord externe du 1" cunéiforme. On n'a pas à couper le faisceau interne du pédieux ; on doit l'attirer en dehors,

La troisième incision doit correspondre à l'articulation cuiiéo-cuboïdienne. Elle passe ou entre le 4° et le 5' ou entre le 3" et le i' tendon de l'extenseur commun et les faisceaux correspondants du pédieux qu'on séparera par une incision inteifasciculaire en coupant le moins de fibres possible.

La quatrième incision (ou la première, si l'on commence par le bord externe) destinée à extraire le cuboïde répond au bord externe de cet os. Elle suit le bord supérieur du tendon court péronier latéral et se prolonge un peu sur l'apophyse du cinquième métatarsien. On peut découvrir ainsi plus facilement le cuboïde, dont les voies d'approche sont rétrécies par la saillie métatarsienne et le tendon qui s'y insère.

Deuxième temps. — Dénudalion et extraclion successives des divers os du tarse antérieur. On commence à volonté par le côté interne ou par le bord cuboïdien selon que l'altération des os rendra la brèche plus facile du côté du scaphoïde ou du cuboïde. Si l'on commence par le bord interne, on dénude d'abord le premier cunéiforme dont l'extraction laissera une large brèche. C'est par lui que nous avons commencé le plus souvent, et qu'il faut commencer dans les exercices sur le cadavre. Si le scaphoïde est l'os le plus malade, on peut commencer par lui. On dénude alors son tubercule et l'on dépouille circulairement le corps de l'os, aussi loin que le permettra la souplesse de la gaine périostiquc qui est bridée en avant par le jambier antérieur. — Par la seconde incision, on achèvera de dénuder le scaphoïde et de libérer le premier

Page 1