‹ Traité des résections et des opérations conservatrices qu'on peut pratiquer sur le système osseux [electronic resource] (volume 2)Chapitre 95 sur 143 · Lyon médical · texte numérisé non relu

Lyon médical

3. De la méningite cl de la myélite dans le mal vertébral. Thèse de l'nris, 1871.

Lcndct [Société de biologie, 180'2-05) avait déjà insisté sur la curabilitc de la paraplégie suite du mal de l'oit. L'expérience que nous avons accpiisc depuis trente ans sur la marche des ostéites vertébrales, nous a conduit à la inênu; opinion.

Dans les maux de Polt guéris, sans abcès ou à abcès résorbés, les conditions anatomiques se rapprocheront de celles (|u'on rencontre après les anciennes fractures, et, quand la paralysie persistera, on pourra supposer des ostéopliytes ou des produits plastiques péri-méningés, comme cause permanente de la compression.

Nous avons vu dans ces derniers temps un certain nombre de sujets atteints de paralysie à la suite du mal de Pott, mais nous n'avons pas trouvé de cas qui nous parût réclamer nettement l'intervention. Le traitement par l'immobilité prolongée et complète dans nos grandes gouttières, par la suspension sur le plan incliné, aidé des révulsifs (pointes de feu profondes), de l'iodure, etc., nous a permis de faire disparaître les paraplégies les plus graves. Il faut avoir de la patience en pareil cas, et persévérer d'autant plus que la compression de la moelle par un relief osseux nous paraît excessivement rare, même dans les déviations les plus prononcées. Nous avons été sur le point de pratiquer, il y a deux mois, la résection vertébrale sur un garçon de quatorze ans, atteint depuis dix-sept mois d'une paraplégie complète, produite par un mal de Pott dorsal supérieur, avec gibbosité énorme. L'affection était ancienne et avait déjà paru guérie pendant plusieurs années. Il y a dix-sept mois, à la suite d'un choc sur le genou, suivi de chute, la paraplégie survint et la gibbosité augmenta encore : paralysie complète, flaccidité des membres, perte de la sensibilité et de la motilité. Le séjour dans la gouttière et la suspension oblique restèrent sans effet pendant un an. Nous fîmes alors augmenter l'inclinaison du plan jusqu'à 50 et 60 degrés, et on revint aux pointes de feu. Six semaines après, les mouvements commencèrent à reparaître, et aujourd'hui (11 février 1890) le malade a pu se tenir quelques minutes debout en s'appuyant sur un bras. L'amélioration s'accentue chaque jour, et tout nous fait espérer une guérison complète, comme dans les nombreux cas, du reste, où nous avons appliqué le même mode de traitement. La résolution de la pachyméningite à laquelle nous avions attribué la cause de la compression peut seule expliquer ce résultat.

Nous avons eu l'occasion d'intervenir deux fois dans les ostéites vertébrales avec paraplégie commençante et abcès ossilluent. Dans un cas, en réséquant seulement un arc sous lequel s'était formé un abcès ; dans un autre, en réséquant cinq vertèbres. Voici cette dernière observation.

Observation CXI ; Osléilc vertébrale dorso-lombaire ; pas de gibbosité; pas d'abcès Ultra-pelvien : deux abcès non communiquants, l'un au niveau de la 1" dorsale, l autre au niveau des vertèbres lombaires supérieures; douleurs en ceinture très vives, paraplégie commençante.

Résection des lames vertébrales des 7% il* et 12" dorsales, i" et 2' lombaires. — Amélioralion. — Mort par continuation de la tuberculose, quatorze mois après l'opération.

Elisa Weslon, anglaise, âgée do 18 ans, entre à la clinique le 25 avril 1882; — nec

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