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i a propose aussi, en Ani(M i(|ne. une scir l'uniclilaiie consllluéc par un cordon qui sert de des dpH.q'n?'^"^. grains inélalliques à lacellcs cl ù arÛlcs Iranclianles, qu'on enfile comme Pl fil I mnii -M '^^^''ï'^ 'nstniincnl, qui ne nolis paraîl offrir aucun avanlage,
ropé at t^l'i' urgien dans un grand cmijari as si le lil ceulial vcnail ù se casser pendant
RÉSKCTIONS EN GÉNÉRAL.
Ces scies mécaniques présentent deux variétés : ou bien la manivelle est maniée par l'opérateur lui-même, ou bien elle est mise en mouvement par une force étrangère, l'opérateur se servant seulement de ses mains pour maintenir la scie et en diriger le trait.
Les scies mécaniques, dans le maniement desquelles l'opérateur doit Gxer l'instrument d'une main et tourner la manivelle de l'autre, sont
Fig. 74. — Ostéotome de B. Heine.
A. Manche de rinstrument. - B. B. Poignées latérales pour fixer plus solidement rappareil; elles ont été ajoutées à l'instrument primitif de Heine ; elles sont fixées sur la pièce que Uein^J. Pel e porte-sc e, autour de laquelle est enroulée la scie à chaîne. - D. Cage dans laquelle ourne la foue dentée mise en mouvement par la manivelle D. - L. Tige pour prendre un poi. t d appu sur l'os - C. Couvre-scie pour protéger les parties molles. L'extrémité recourbée de la tige est insinuée sous l'os qu'on veut sectionner.
toujours des appareils défectueux, bien qu'on se serve de la prèssion de la poitrine pour mieux les fixer. On a en général peu de force avec ces appareils; ils sont difficiles à fixer; les échappées sont fréquentes, et il faut un temps très long pour enlever une pièce d os.
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Cette difficulté de fixer les scies mécaniques, à la fois maintonuoa et mises en mouvement par l'opérateur, avait frappé les fabricants d'instruments; aussi Charrière avait-il ajouté, à la scie de Heine et à sa scie à molettes, deux manches latéraux pour les mieux fixer. L'opérateur dirigeait alors la scie pendant que l'aide tournait la manivelle.
La scie de Heine ^ est un instrument très bien conçu et très ingénieusement disposé; elle est essentiellement constituée par une scie à chaîne, sans fin, c'est-à-dire réunie par ses deux bouts de manière à former un cercle complet. Cette chaîne est engrenée autour d'une roue dentée et tendue sur une lame d'acier, appelée porte-scie. Entraînée par la roue qui est mise en mouvement au moyen de la manivelle, la scie, tourne autour du porte-scie, et sectionne l'os d'arrière en avant, au lieu de le sectionner d'avant en arrière, comme lé ferait une scie à chaîne ordinaire, passée au-dessous do lui. La figure 74 indique les proportions des diverses pièces et en fait comprendre le mécanisme. Une tige articulée est adaptée sur un des côtés de l'instrument pour prendre un point d'appui sur l'os et donner plus de fixité h la scie ; de plus, les parties molles sont protégées par une ou deux tiges latérales qui portent le nom de couvre-scie.
1. Heine attachait une gi-ande importance à son instrument ; il l'avait modifié de bien des manières, comme on peut le voir daus l'atlas de Fcigei, avant d'arriver au modèle qu'il avait définitivement adopté.
L'Institut de France accorda à Heine un prix de chirurgie pour son ostéotome, en 1834. Heine publia, en 1834, un mémoire sur son instrument, dans la Gazette médicale de Paris, p. 641. Nous en extrayons ce qui suit, pour donner une idée plus complète de l'instrument.
« Sous le rapport de la forme et de son action, l'ostéotome doit être comparé à un couteau ou à un bistouri des plus forts.
Il représente un scalpel à lame droite et à manche fixe.
La lame se compose de trois parties principales, qui sont : la partie inférieure, que j'appelle porte-scie; la moyenne, nommée cage, et la partie supérieure, qui entre dans le manche.
Le porte-scie forme une lame, terminée en pointe par sa partie inférieure, dont l'un des bords est convexe, et l'autre presque droit ; cette lame, formant pivot vers sa partie inférieure, s'implante par un prolongement à jour ou à fenêtre dans la cage de l'instrument.
La cage est formée par deux lames superposées, entre lesquelles se trouve une roue dentelée mise en jeu par une manivelle.
C'est sur cette roue et sur le porte-scie que s'étend, en forme d'ellipse, une scie articulée, composée d'anneaux articulés les uns aux autres et formant trois rangées de dents de front.
Cette scie, formant une chaîne réunie par ses deux bouts, que l'on peut décrocher à volonté, a, sur son bord antérieur, des dents appelées dents à incision, et, sur son bord postérieur, des dents à mouvement, qui sout mousses : c'est au moyen de ces dernières que la scie glisse à son extrémité supérieure, c'est-à-dire dans la cage, dans une coulisse, sur une petite roue dentelée, munie à son centre d'un axe surmonté d'une manivelle et sur sa périphérie de petits enfoncements dans lesquels viennent s'engrener les dents mousses de la scie, pour communiquer in mouvement à celle-ci ; et à son extrémité inférieure, qui est la pai'lie active pendant l'opération, la scie glisse sur les bords et l'exlrémité d'une lame dont elle suit les diverses directions, en vertu de son articulation et de sa flexibilité.
Pour faire agir la scie, on tourne la manivelle; la scie glisse alors, et, excculant le mouvement que nous avons décrit, elle incise sur son tranchant, pendant que la lame reste mimohile. » (Mémoire sur un nouvel inslrumenl, dit ostéotome ou l' ablation, partielle des os, lu à l'Aciidémie des sciences, par le D'' B. Heine jeune, deWurtzbourg.) GaieWe médicale de Paris, i^ôi.
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La scie à molettes, de Cliarrière, est constituée par une série de molettes décroissantes dont la plus petite et la plus inférieure s'engrène avec une scie circulaire. Ces molettes sont mises en mouvement au moyen d'une manivelle. Au lieu d'une scie enroulée autour d'un support fixe, comme la scie de Heine, c'est une scie circulaire mise en mouvement par la molette qui s'engrène dans les dentelures.
Fig. 75.— Scie à molettes, de Charrière, sur laquelle peut être montée une couronne
de trépan.
A Poisnée latérale pour flxerla scie. - B. Manche de l'instrument. - C. Manivelle. - D Scie ■circulaire mise en mouvement par les molettes décroissantes que fait tourner la manivelle - F Scie circulaire de rechange. Ce sont les pièces essentielles de l'instrument. On peut y adapter une couronne de trépan E avec un manclie H perpendiculaire au premier.
La scie de Martin est un instrument qui se manie à quatre mains; c'est une sorte de vilebrequin latéral, auquel on peut adapter des scies circulaires plates, des scies circulaires en champignon ou en cloche, des couronnes de trépan, etc. On peut, avec cet instrument, non seulement diviser les os, suivant une surface plane, mais les cxcaver plus ou moins profondément. L'opérateur dirige la scie en saisissant le manche solidement. Un aide imprime le mouvement en tournant le villebrequin.
Quelque ingénieux que soient ces instruments, ils ont été complètement abandonnés, à cause de la difficulté de leur maniement, surtout
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lorsqu'on a à opérer sur des os consistants. Ils ne possèdent pas une grande force, et quand on veut augmenter leur puissance en activant la rapidité du mouvement, on leur fait perdre leur fixité et on s'expose à
Fig. 76. — Scie de Martin.
A. Mnnche que l'opérateur tient à deux mains et par lequel il dirige la scie. — B. Vilebrequin ou arbre à trépan mis en mouvement par un aide, présentant une articulation en D qui permet de faire tourner la scie, bien que son support ne soit pas dans l'axe du vilebrequin. — C. Extrémité (le la tige sur laquelle est montée une scie concave en forme de cloche ou de champignon, et qui peut recevoir des scies circulaires et des scies concaves KKK de différents diamètres ainsi que des couronnes de trépan avec tous leurs accessoires, V. F. G. II. 1. L.
des échappées dangereuses. On préfère se servir de la gouge, du ciseau et des autres instruments plus simples que nous avons déjà décrits. Ces scies mécaniques répondaient cependant à une indication qui se
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présente souvent dans les respections osseuses ; elles permettaient de
scier les os sur place, devant soi, c'està-dire d'arrière en avant, et d'entamer ainsi les os profondément situés. La scie de Heine a sur les scies circulaires mises en mouvement par les appareils de Charrière et de Martin, l'avantage de mieux limiter son action.
C'est le besoin de pouvoir scier les os dans cette direction, et d'éviter les ébranlements produits par la gouge et le ciseau, qui nous a fait chercher une scie mécanique, plus puissante et plus sûre dans ses effets que les instruments proposés jusqu'à ce jour.
M. Collin nous a construit, dans ce but, une scie mécanique que nous appelons scie à volant et à transmission élastique^.
Elle se compose essentiellement d'une scie circulaire, adaptée à un manche tenu solidement par les deux mains de l'opérateur, qui peut prendre un troisième point d'appui sur son sternum. Cette scie est supportée par une tige qui tourne dans le manche, et le mouvement lui est communiqué par une corde en caoutchouc, qui s'enroule autour de la tige, d'une part, et autour d'un volant, de l'autre. Ce volant a un diamètre de 60
centimètres environ, pour donner à la Fig. 77. — Manche de la scie à volant • i -j-,. , „ ^
et à transmission élastique. Réduction scie une grande rapidité et augmenter
au tiers. par cela même sa puissance.
A. Scie circulaire. — BB. Manche en bois La COrde de CaOUtchoUC a de grands en deuxportions, une pour chaque main; , i j • t -i i
la tige centrale de la scie tourne dans le avantages SUr IcS COrdcS incxtcnSlbies.
manche en bois. -c. Pièce mobile qui gj^g permet au chirurgien de se dé-
s enfonce dans le manche et sur laquelle , ^ , ,
le chirurgien peut prendre un point placer, d'appui par son sternum. — D. Pièce sur laquelle sont adaptées de ptailes poulies sur lesquelles se rénéchit la corde en caoutcliouc, quelle que soit la position du manche. — EE. Corde en caoutchouc plein.
de changer de position sans avancer ou reculer le volant, et lui donne la facilité de scier dans toutes les directions, grâce à des poulies de réflexion adaptées au manche- Elle
1. Séance de la Sociéld nationale de médecine de Lyon, 23 di'ccmbre 1878; in Lyon médical, 1870, n" 3. — Bulletins et Mémoires delà Société de chirurgie, T, Y, 1879.
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adhère en outre au volant qui doit la faire marcher, heaucoup mieux qu'une corde non élastique.
On peut, avec cet instrument, découper les os les plus durs, sans