Drainage des plaies de résection
Le drainage préventif est la soupape de sûreté de la plaie.
Les drains sont d'autant plus nécessaires qu'on a opéré sur des tissus plus malades. Ilâ remplissent alors un triple but. Ils favorisent l'écoulement des liquides, empêchent la réunion immédiate, et maintiennent une ouverture permanente qui permettra plus tard d'aller cautériser les fongosités ou de les atteindre par divers modificateurs. Lorsqu'on prévoit cette nécessité, il faut mettre des drains de 7 à 8 millimètres de diamètre, et plus gros encore dans certains cas. Dans une résection faite sur des tissus sains, un seul drain peut suffire à la rigueur; après une résection faite pour une osléo-arlhrite suppurce, sur des tissus altérés par l'inflammation chronique et déjà infectés, il faut les multiplier.
'-ilfi RÉSECTIONS EN GÉNÉRAL.
On les interpose en rangée régulière entre les lèvres de la plaie, a(in qu'ils assurent l'écoulement complet des liquides et empêchent la réunion de la peau.
Les drains sont placés debout dans la plaie ou la traversent de part en part.
Dans une plaie anfractueuse et profonde, il faut employer au moins un drain perforant de part en part. Ce drain va de la plaie principale à l'ouverture de décharge qui a été pratiquée dans ce but, dans un point déclive de la plaie. Pour une plaie relativement nette et à écoulement facile, les drains debout, ou drains borgnes, allant jusqu'au fond de la plaie sans traverser le membre, peuvent suffire.
Les drains perforants seront faits tantôt avec des tubes de caoutchouc, tantôt avec des crins ; les drains debout seront en caoutchouc et, dans quelques cas,' en métal, lorsqu'on eraint la rétention des liquides septiques par le rapprochement des surfaces osseuses.
En règle générale, drainer d'autant plus largement que, malgré les moyens antiseptiques, les liquides fermentescibles ont plus de chance de se produire et de s'accumuler dans la plaie.