‹ Traité des résections et des opérations conservatrices qu'on peut pratiquer sur le système osseux [electronic resource]Chapitre 37 sur 103 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Sommaire. — Des pansements qui conviennent le mieux aux plaies de résection. — Pansements antiseptiques; occlusion inamovible; pansements rares. — Choix des pansements selon la nature de la plaie de résection. — Moyens d'empêcher le retom- des longosités; nécessite des modificateurs locaux longtemps continués.

Des appareils de contention du membre : appareils de protection; appareils de suspension. — Gouttières; de leurs dilférentes espèces. Bandages périphériques solidifiables ou en fourreau enveloppant. Attelles modelées sur le membre. Bandages rigides à segments interrompus ou bandages en pont. — Appareils articulés, à charnières ou à coulisse. — Smqilification des appareils par les gouttières et attelles plâtrées. — Appareils à extension continue.

De la position à donner aux membres réséqués ;;'des causes de déplacement et des moyens d'y remédier. — Position à donner au membre au premier pansement ; danger des positions forcées ; rectification consécutive. , .

Des moyens de rétablir les mouvements dans les articulatiofts réséquées ; moj3ilisation active et passive. — Nécessité d'une mobilisation hâtive et persévérante : ses règles, ses avanta<^es, ses dangers. — Appareils de mouvement ; appareils hydrauliques : mode d action de ces divers appareils. — Du traitement des articulations déjà enraidies après une resection, et du brisement forcé appliqué aux ankyloses survenues dans ces conditions. Des appareils ortho[)édiques après les résections. — Appareils régulateurs de la mobilité, appareils de soutien ou d'équilibration dans la marche.

Des moyens d'augmenter la masse osseuse reproduite et d'en régulariser la forme. - Moyens mécaniques; moyens physiologiques et médicaux. - Irritations artiticielles du périoste; corps étrangers maintenus dans la gaine ou attelles intraperiostiques. — Dmculté de régler cette irritation artificielle des tissus ossifiables; ses dangers ayant es pansements antiseptiques. - Inconvénients du phosphate de chaux à l'intérieur, a doses longtemps continuées.

Il ne suffit pas, pour obtenir de bons résultats après les résections, et surtout pour faire reconstituer régulièrement les articulations enlevées, de pratiquer l'opération comme nous venons de l'exposer. Un manuel opératoire, bien conçu et bien exécuté, est, sans doute, indispensable, mais il ne produira les effets qu'on est en droit d'en attendre qu'autant que le traitement post-opératoire sera rationnellement dirigé.

La (Tuérison de la plaie opératoire est le premier but à atteindre, car on doU, avant tout, fermer la porte aux accidents qui menacent l'opéré; mais il faut simultanément prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir le meilleur résultat orthopédique et fonctionnel.

Un pansement antiseptique répond à la première indication ; mais le second but ne peut être atteint que par un traitement consécutif, variable selon le résultat qu'on cbcrche, mais toujours long et minutieux. Ce traitemenl doit être fondé sur la notion exacte des processus réparateurs qui suivent les résections et sur l'analyse des conditions que l'expérience clinique a depuis longtemps reconnues nécessaires pour obtenir, soit l'ankylose, soit une articulation nîobile, après les inllammations des articulations normales. Ce traitement est tellement important que les résultats diffèrent du tout au tout, selon qu'il est bien ou mal dirigé.

Plus nous acquérons d'expérience et plus nous attachons d'importance à ce traitement post-opératoire ; plus aussi nous avons confiance dans les ressources de notre art. Il faut quelquefois beaucoup de temps, beaucoup de patience pour obtenir un bon résultat orthopédique et fonctionnel, dans les cas où l'on recherche une articulation mobile. Il faut à chaque instant varier ses moyens; lutter aujourd'hui contre la raideur ; demain se préoccuper de la laxité de l'articulation ; se tenir toujours prêt, en un mot, à lutter contre les difficultés que les complications de la plaie ou des circonstances accidentelles peuvent faire naître, mais ne pas se décourager devant la longueur du traitement.

Les diverses résections ne se ressemblent pas à cet égard ; il en est qui marchent sans encombre à la guérison ; il en est d'autres dont il est plus difficile de diriger le traitement consécutif, non seulement à cause de l'atrophie des muscles, et des mauvaises conditions des tissus qui limitent le foyer de la résection, mais encore pour des motifs tenant à la disposition anatomique de la région et à l'étendue des portions réséquées. Mais dans les cas les plus défavorables, les ressources sont grandes, quand on a conservé tous les éléments anatomiques que notre méthode a pour but de ménager. On aura de la peine, sans doute, mais on sera amplement récompensé par le résultat obtenu, quand on comparera ce résultat à celui que fournissait, dans des conditions semblables, l'ancienne méthode de résection.

§ I. — Pansement des plaies de résection.

Des pnnsements qui conviennent le mieux niix plaies des résection. — Appareils de" protection de la plaie; appareils de contention du membre et de la région opéicc.

La question des pansements a une telle importance pour les plaies de resection, que l'avenir de certaines de .ces opérations est lié au perfectionnement des méthodes antiseptiques. Plus on diminuera la gravité des plaies qui en résultent, plus on multipliera les indications des résec-

RÉSECTIONS EN GÉNÉRAL.

lions ; plus, par cela même, on se décidera à pratiquer certaines de ces opérations, devant lesquelles la crainte des accidents traumatiques nous font encore hésiter aujourd'hui.

A. — Du TRAITEMENT DES PLAIES DE RÉSECTION. — PANSEMENTS ANTISEPTIQUES. —

OCCLDSION INAMOVIBLE. PANSEMENTS RARES. TRAITEMENT DES PLAIES APRÈS LES

RÉSECTIONS POUR ARTHRITES FONGUEUSES. DeS MOÏENS d'eMPÊCHER LA RÉCIDIVE DES

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