‹ Traité des résections et des opérations conservatrices qu'on peut pratiquer sur le système osseux [electronic resource]Chapitre 43 sur 103 · CONSÉCUTIVE DES RÉTRACTIONS ANCIENNES · texte numérisé non relu

CONSÉCUTIVE DES RÉTRACTIONS ANCIENNES

Il n'est pas nécessaire de donner au membre, immédiatement après l'opération, la position dans laquelle on veut le maintenir ; il est même souvent dangereux de chercher à lui donner, dès le début, cette position définitive, quelque rationnelle qu'elle paraisse.

Avant tout, il faut, après l'opération, au moment du premier pansement chercher une position commode pour le malade, non douloureuse, qui ne gêne pas la circulation du membre et n'obture pas les drains

d'écoulement. , . .

Dans beaucoup de circonstances, lorsqu'il y a des cicatrices anciennes périarticulaires, lorsque la peau et les muscles sont depms longtemps rétractés, quand le paquet vasculo-nerveux lui-même est raccourci, on ne peut changer la position du membre, soit pour le redresser, soit pour le plier, sans produire des tiraillements douloureux, sans tendre ou comprimer les nerfs et les vaisseaux, et sans risquer d'aplatir les tubes

de drainage. . , ,

C'est dâns ces positions forcées que peuvent survenir des gangrenés. Après la résection du genou pour ankylose, par exemple, l'artère poplitee peut être comprimée et obUtérée par une extension immédiate. I taut être prévenu de la possibilité de ces accidents, et il est alors facile de les éviter, en ne cherchant pas à obtenir dès le début le maximum de redressement que l'on poursuit. Au coude également, mais pour d autres motifs, une flexion à angle droit, obtenue immédiatement, est moins bien supportée qu'une flexion à angle obtus (140 degrés), ^ous avons autrefois^ insisté sur la préférence à donner à cette position, et nous la recommandons toujours, surtout pour les cas où l'on ne retranche qu'une faible hauteur d'os. , ,

11 faut donc, d'une manière générale, toutes les fois qu on a a rectifier une position, ne pas la corriger complètement dès le premier pansement; et dans les premières heures qui suivent l'opération, on de^ra s'assurer de la persistance du cours du sang à l'extrémité du membre, en se préoccupant de la circulation artérielle et de la circulation vei-

C'est pour ce motif que nous préférons les attelles plâtrées, qm se moulent sur le membre, qui n'exercent aucun effort, qui s'adaptent exactement pendant qu'elles sont molles et qui ne se déforment pas après

Un appareil mou, à solidification ultérieure, s adapte naturellement au membre, tandis que lorsqu'on se sert d'appareils rigides, faits d avance, c'est le membre qui est obligé de s'adapter a 1 appareil.

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