Jahresbericht fur 1874. — Rnpporl par Gurll
G. Beilrâge zur chirurgischen Osleologie. — Zur Ilcproduclion dcr Knochcn nach subpcrioslaicr Heseclion iii Deutsch. ZeiLschrift fur Chirurgie. Bd. IV. 1874.
seron ' (coude) et de David Cheever^ (coude), et l'on put avoir une idée de plus en plus complète de la nature des processus réparateurs qui suivent les résections.
Nous rapporterons ces diverses observations, soit dans ce chapitre, soit en nous occupant des diverses résections dans la seconde partie de cet ouvrage. Elles ont toutes un grand intérêt pour la détermination des processus réparateurs. Voici les plus démonstratives au point de vue des propositions générales qu'ir importe d'établir dès à présent. Nous les diviserons en deux catégories. Nous rapporterons d'abord celles qui ont été recueillies sur des sujets morts sans avoir été complètement guéris, ou bien sur des sujets guéris pendant un temps plus ou moins long, mais ayant éprouvé à la fin de leur vie quelques accidents dans l'articulation réséquée. En second lieu, nous rapporterons les autopsies de réséqués qui sont restés guéris pendant plusieurs années, et qui sont morts d'une affection intercurrente ou du moins d'une affection qui n'a pas retenti sur la région opérée.
1 Nous examinerons successivement les os longs, les os plats et les os courts.
Quelque indispensables que soient ces autopsies pour la détermination des processus réparateurs, elles ne constitueront pas toute notre démonstration de la régénération osseuse chez l'homme; elles n'en constitueront même que la plus petite partie. Il est en effet des observations très probantes, bien qu'elles n'aient été prises que sur le vivant. Celles qui se rapportent, par exemple, à la régénération d'un os unique dans le membre (humérus) ou bien à la reconstitution d'une diaphyse qu'il est facile de mesurer (tibia), fourniront en temps et lieu d'irrécusables arguments. Mais malgré leur importance, nous ne les ferons pas figurer ici, parce qu'elles ne sont pas susceptibles d'une analyse suffisamment rigoureuse. Elles seront mieux interprétées plus tard; les données fournies par les autopsies doivent d'abord nous apprendre à nous mettre en garde contre toute illusion.
A. RÉGÉNÉRATION DE Là DIAPHYSE DES GRANDS OS LONGS DES MEMBRES.
Les autopsies des sujets auxquels on a réséqué la totalité ou une grande partie de la diaphyse d'un des grands os longs des membres, comme le tibia ou l'humérus, seraient les plus intéressantes à notre pomt de vue. Le simple examen de la pièce fournirait une démonstration aussi frappante que celles que nous avons apportées dans nos expériences sur les animaux. Mais, soit que nous ayons, par principe, pra-
1. Comptes rendus de la Société de cliirurtjie de Paris. — Rnpport par Paulec, 1872.
2. On excision of Ihe elbow-joint — in Médical and Surqical reports of llie Boston cily hospital. 1876.
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tiqué peu de résections diaphysaires de toute l'épaisseur de l'os, soit ([ue les sujets que nous avons opérés vivent encore ou soient allés mourir loin de nous, nous n'avons pas de nombreux faits à invoquer.
En 1862, nous fimes l'autopsie d'un jeune homme auquel nous avions' enlevé onze centimètres de la diaphyse du péroné, à peu près le tiers supérieur de l'os, sans intéresser l'articulation péronéo-tibiale. Le sujet mourut au bout de quarante-cinq jours. La plaie envahie par la pouriiture d'hôpital fut, une nuit, le point de départ d'une hémorrhagie abondante qui épuisa le malade; il succomba cinq jours après. A l'autopsie, nous ne trouvâmes point d'ossification ; mais la gaîne périostique. qui avait été soigneusement conservée, avait pris une consistance cartilagineuse, et formait entre ce qui restait de la tête et le bout inférieur de l'os, une traînée longitudinale déjà résistante, affaibhe seulement vers la partie supérieure de la plaie, là oii le développement de la pourriture d'hôpital avait nécessité l'application du fer rouge.
Ce tissu de consistance cartilagineuse répond à la première période de l'ossification; c'est à cette période que des perturbations locales ou générales peuvent entraver le processus, et non seulement l'arrêter, mais encore le faire rétrograder.
Une pièce que nous devons à l'obligeance de M. Pamard, chirurgien en chef de l'hôpital d'Avignon, va nous permettre de donner une démonstration du processus réparateur à une période plus avancée. 11 s'agit d'une ablation sous-périostée de la totalité de la diaphyse du tibia, faite sur un enfant de dix ans atteint d'ostéo-myélite suppurée de cet os (voy. Résections du Tibia). L'enfant mourut quatre mois et demi après, épuisé par la suppuration qui avait envahi rarticulalion du genou correspondant. A l'autopsie, on a trouvé la gaîne périostiqut! ossifiée dans toute sa longueur, mais d'une manière très inégale suivant qu'on la considère en haut ou en bas. En haut, l'ossification est réduite à une bande relativement étroite; en bas, elle forme une gaîne complète. Cette inégalité d'ossification ne peut être expliquée que par la destruction inégale du périoste, ou du moins de sa couche ostéogène, par la violence de l'inflammation; car, théoriquement, si le périoste eût été partout dans les mêmes conditions, on eût dû s'attendre à une ossification un peu plus abondante à l'extrémité diaphysaire supérieure, comme nous l'avons observé dans nos expériences.
Quoi qu'il en soit, celte ossification longue de 25 centimètres ne peut être rapportée qu'au périoste seul, puisque la totalité delà diaphyse a été enlevée. L'épiphyse inférieure a été également enlevée; l'épiphyse supérieure a seulement été excavée par la gouge.
Cette ossification de la gaîne périostique se fût rapidement complétée à cet à^e si ce sujet eût pu recouvrer la santé; mais telle qu'elle est, elle nous paraît très intéressante pour l'élude des processus réparateurs. Elle
PROCESSUS llÉPA.RjVfEURS. RÉGÉNÉRATION OSSEUSE.