‹ Traité des résections et des opérations conservatrices qu'on peut pratiquer sur le système osseux [electronic resource]Chapitre 68 sur 103 · B. DES RÉSECTIONS DANS LES CAS DE .NÉOPLASME MALIN OU ENVAHISSANT · texte numérisé non relu

B. DES RÉSECTIONS DANS LES CAS DE .NÉOPLASME MALIN OU ENVAHISSANT

Il faut rejeter les résections pour les néoplasmes infectants des membres (carcinome, sarcome à petites cellules, etc.). L'amputation est la seule méthode rationnelle. Au début du processus, il pourrait y avoir indication de réséquer; mais on ne diagnostique ces affections que lorsqu'elles durent depuis un certain temps, et alors elles ont des limites trop étendues : elles ont progressé sous le périoste ou dans la moelle et ont déjà infecté l'économie. La règle étant, en pareil cas, de dépasser larcrement les limites du mal, il faudrait sacrifier une trop grande longueur d'os, et la résection, sans donner les mêmes assurances pour l'avenir, serait au moins aussi grave que l'amputation du membre.

De plus, la nécessité de sacrifier non seulement le périoste et tous les éléments de l'os malade, mais encore une couche plus ou moms épaisse des muscles voisins, ne permet guère de penser à des extirpations totales, saut pour l'omoplate, les maxillaires, etc. Les amputations du bras, de 1 ayantbras, de la jambe, de la cuisse, sont moins graves que les extirpations ou les résections étendues qu'on pourrait mettre en ba ance avec elles.

Il n'y a pas de règle absolue à cet égard, parce qu il y a des degrés nombreux dans la gravité des néoplasmes; nous le verrons à propos de chaque région en particulier; mais, d'une manière générale, il faut condamner les opérations économiques. En pareil cas, la chirurgie la plus conservatrice est celle qui enlève le plus.

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