Philosophical Transactions, vol. LXIX, année
3. Le fait de Lentin (1771), se rapporte à une ostéo-périostite phlegmoneuse des trois quarts supérieurs de l'humérus ; il n'y avait qu'une ouvcrlm-e siégeant à trois pouces au-dessus de l'articulation du coude. Le chirurgien agrandit l'ouverture en remontant vers l'articulation de l'épaule et arrive presque sur la tête de l'humérus qui était malade. L'os se brisa sur les limites inférieures de la lésion et le chirurgien n'eut qu'à le saisir et à imprimer des mouvements de rotation pour détacher le reste des adhérences. Il ne resta ainsi qu'un moignon inférieur de l'os, long de deux pouces; une partie de la diaphyse se trouvait par cela même conservée. Cette observation que nous n'avons pu lire dans l'original, ne nous parait pas très probante. Rien ne nous dit que la véritable tête articulaire ait été enlevée. Les détails de l'observation rapportée par Gurit laissent à penser qu'il s'agissait, comme dans le cas de W'hite, d'une ostéite diaphysaire propagée vers l'extrémité supérieure de l'os.
D'après Gurlt, la première résection de la tête humérale faite dans les temps modernes, remonterait bien plus haut. Elle serait de 35 ans antérieure à l'opération de White. Elle aurait été pratiquée par im chirurgien de Dornburg, sur la Saale. [Die Gelenk-Resectionen nach Schussverlelzungen, tome I. page 5.)
On lit dans le Recueil de Breslau, Brcslaucr Sammlungen voni. jahre 1726, classis IV. Artic. 19 : Extraction de la tête humérale pratiquée avec succès. En s'appuyant sur le récit de M. Rodolph Wilhelm Schaffenberg, médecin et physicien érudit de Dornburg sur la Saale, M. le conseiller Muller deW'eimar a rédigé l'observation suivante:
« Un jeune honmie de 17 ans avait un cal et un orifice fistuleux à la partie supérieure de l'humérus, d'où s'écoulait un liquide clair et fétide. Le chirurgien chercha à élargir au moyen du ciseau cette fistule incurable ; mais voyant qu'il faisait des efforts inutiles, j'élargis le trou avec un bistouri, et, à l'aide du ciseau je fis sauter le cal.
«Mais, comme à côté du cal, l'os se montra carié, le chirurgien se prit d'audace et, malo-réma volonté et mes observations, continua à faire marcher le ciseau. " «Je lui représentai que je ne le voyais passe risquer si loin dans la partie spermatique sans danger de gangrène. Il continua cependant jusqu'à ce que, à mon grana étonnement, il eut enlevé toute la tête de l'os du bras [loluni caput ossis hrachii).
«Après une telle opération, la plaie s'est fermée, et le patient peut, comme tout le monde a pu le voir, se servir sans grande difficulté du fléau à battre le blé. Comme il avait été enlevé beaucoup d'os, il y a lieu de s'étonner de la conformation de l'humérus et l'on pourrait presque croire que le col évidé au ciseau n'était qu'une apophyse de l'os nouvellement formé. »
Il est difficile de dire à quelle affection, on avait affaire et en quoi consista en realité cette
éralion mais elle n'en est pas moins très intéressante pour l'histoire de l'art. Elle n'a pu exercer aucune iufiuence sur l'invention des résections, puisqu'elle est restée ignorée pendant cent cinquante ans et qu'il a fallu la grande érudition de Gurlt pour la découvrir.
HISTORIQUE DES RÉSECTIONS.
White mérite cependant une place d'honneur dans l'histoire des résections, car s'il s'est trompé sur la résection la tête de l'humérus, il a eu le mérite de proposer et de voir faire sous ses yeux la première résection ponr pseudarlhrose (fracture non consolidée de l'humérus), et de proposer un procédé pour la résection de la tèle fémorale.
Il avait donc déjà l'idée de la généralisation des résections aux diverses articulations, idée que reprit Park quelques années après et que Moreau eut le grand mérite de réaliser pour la plupart des articulations.
A côté de White nous devons citer Le Gat, de Rouen, qui enleva, le 16 avril 1760, près de quatre pouces (trois pouces dix lignes) delà diaphyse humérale, sur un soldat, âgé de quarante-et-un ans, atteint, quatre ans avant, d'un coup de feu à la régionduhras. La fracture s'était consolidée; mais une inflammation consécutive survint qui disjoignit les fragments et amena la dénudation du bout inférieur de l'os. Le Cat incisa les chairs au niveau de ce fragment, le fit saillir et le scia à trois pouces dix lignes de son extrémité mobile. Il inventa alors une machine à extension continue pour- empêcher le bout inférieur de remonter et vit se reformer une masse osseuse nouvelle aussi longue que la partie enlevée. Neuf ans auparavant, en 1751, il avait enlevé chez un enfant de trois ans, la totalité de la diaphyse du tibia, d'une épiphyse à l'autre, et il avait vu l'os se reproduire. Il avait mis trois mois et de nombreuses séances pour enlever avec la gouge, le ciseau ou la cisaille incisive, l'os malade ou nécrosé. Il s'était reproduit une masse osseuse aussi longue que l'ancienne. En comparant ces deux faits, dans son mémoire publié dans les Philosophical Transactions, il montre leur intérêt au point de vue de la régénération des os, qui n'est pas limitée à l'enfance, et il termine en adressant aux chirurgiens un pressant appel en faveur de la conservation des membres ^
i. On account ofllie extraction of Ihree inches and ton Unes of the hone of Ihe upper arm, whichwas folloived by a régénération of Ihe bony maller ; wilh a description of a machine made use of to keep the upper and loiuer jneces of the bone at their proper distances, par M. Le Cal. prof, of Anal, and Surgery at Rouen F. R. S., Iranslaled % Juslamond, [read nov. 27,1766). in Philosophical Transactions, vol. lvi, for the year 1766, London jiDr.cLxvii.
Dans la relation de cette observation, Le Cat parle d'une opération analogue qu'il fit sur le til)ia d'un enfant en 1751, et dont il communiqua les résultats la même année, à l'.icadémie de Rouen.
Nous avons retrouvé cette observation et nous croyons qu'elle peut être intéressante, en ce qu'elle indique chez le chirurgien rouennais l'idée d'obtenir la régénération de l'os par la conservation de ses membranes externe et interne.
Parlant de l'altération dos os dans les cas d'hunneurs froides, Le Cat s'exprime amsi :
« Quand une pareille maladie attaque tout un os do la jambe et le pénètre Jusquà la moelle, ou lorsqu'elle a son siège dans plusieurs os du pied, on a coutume d'amputer en entier le membre en proie à cette cruelle maladie.
Voici ce que, dans ces malheureuses circonstances , j'ai tâché de faire au prodt de l'humanité.
En passant par le pont de l'Arche, on me jjrésenta un enfaul de trois ans, nomme Charle.s
INTRODUCTION
Nous aurions à citer encore plusieurs noms do chirurgiens qui ont pratiqué des résections articulaires pour des luxations traumatiques. Wainman, B. Gooch, Gooper (de Bungay), etc. ; mais leurs observations n'ont pas le même intérêt que celles de Park et de Moreau ; la chirurgie nous ayant présenté à toutes les époques des tentatives analogues.
Tous ces précurseurs de l'idée méritent sans doute d'être signalés dans l'histoire, mais combien ont été supérieurs le mérite et l'influence des deux Moreau. White, Vigaious, Bent, Orred, Lentin ont apporté: les uns, une observation contestable; les autres une observation très belle, sans doute, mais isolée ; d'autres enfin une observation dont on n'a pu soupçonner l'importance que lorsque la science n'en avait déjà plus besoin. Moreau, ou plutôt les Moreau* ont poursuivi une idée pendant
Leliee, du village de Pitres, lequel avait tout le tibia de la jambe gauche en suppuration et d'une grosseur considérable par les exostoses et les excroissances osseuses dont il était chargé.... Il y avait soixante jours que les chirurgiens traitaient cet enfant; ils avaient résolu l'amputation de cette jambe et leur résolution était dans les règles.
Cependant ayant reconnu que le péroné et même les deux extrémités du tibia étaient parfaitement sains, et que l'enfant était bien d'ailleurs constitué, je me proposai de lui conserver la jambe par une opération dont je n'ai depuis trouvé qu'un seul exemple.
Convaincu par l'expérience que de grandes portions d'os enlevées s'étaient régénérées et dans le système que les membranes qui révèlent les os intérieurement et extérieurement sont les principes de cette régénération, je me proposai d'enlever en entier, non-seulement les exostoses, mais l'os lui-même carié et vermoulu dans tout l'intervalle des articulations, en conservant la moelle des os et sa membrane interne, sur le concours desquelles je complais pour la régénération.
Je fis placer l'enfant à Rouen dans mon voisinage, et je passai trois mois à exercer ma charité et toute l'adresse dont je suis capable, pour enlever ce tibia, tantôt avec des gouges, des ciseaux, tantôt avec des tenailles incisives. Je me garderai bien de décrire ces opérations réitérées, à l'aspect desquelles le courage des chirurgiens les plus aguerris fait quelquelois naufrage et que je n'aurais pas soutenues moi-même si je n'avais été le principal acteur.
Il suifit d'en présenter le résultat, cl de dire que mes soins furent couronnés du succès le plus heureux. Non seulement je tins ma promesse en levant le tibia depuis la tubérosilé qui est au-dessous de la jarretière jusqu'à la malléole, en conservant exactement la moelle; mais par faitement secondé parla nature, j'eus le plaisir de voir se reproduire un tibia tout nouveau, aussi solide et presque aussi bien fait que le premier. Cette partie et le pied jouissent de tous leurs mouvements naturels... »
(Le Cat. — Remarques sur l'affection des pieds et des jambes, connue sous le nom d'humeurs froides. In Précis analytique des travaux de l'Académie royale des sciences, belles-lettres et des arts de Rouen (/el751 à 17(50). — Rouen 1816.
\. Il est impossible de séparer Moreau père et Moreau fils, bien que le père ait été le seul créateur de la méthode; mais c'est grâce au fils que nous avons connu le père, et si le fils n'a pas inventé, il a perfectionné la méthode.
Nous ne conuaiisons qu'une piu tie des opérations pratiquées par les deux Moreau, mais, sans compter celles qui ne sont qu'indiquées par Champion et Yelpeau, et en nous en tenant à celles dont les détails ont été publiés dans la thèse de Moreau fils, son mémoire de 1816 et la thèse de Champion, en 1815 nous trouvons vingt-huit résections de grandes articulations ou de la diaphysc des grands os des membres, et, de plus, une résection de plusieurs côtes et cartilages costaux. j j j
Cinq résections de l'épaule; cinq du coude; deux du genou ; cmq du cou-de-pied ; une du in-net; une ablation de plusieurs os du tarse; deux résections de la diaphyse de l'humérus;
po une Mor
observé une pseuda
de l'a diaphyse du fémur ; six résections de toute l'épaisseur ou évidemcnts étendus du tibia, oreau père croyait à la régénération des os; il n'en cite cependant aucun exemple, et il a rvé une pseudarthrose, après la résection diaphysairc de l'humérus, dans laquelle il avait
HISTORIQUE DES RÉSECTIONS.
quarante ans. Elle a été la principale préoccupation de leur vie; ils l'ont successivement appliquée à toutes les grandes articulations (sauf à la hanche). Ils avaicntfait à eux deux, en 1816, plus devéritables résections que tous les chirurgiens du monde réunis. C'est grâce à l'influence de Moreau père que Percy à appliqué les véritables résections à la chirurgie d'armée, et c'est à l'inspiration et aux méditations du père et du fils que nous devons ces règles opératoires, générales et spéciales, qui ont tracé partout la conduite des chirurgiens, jusqu'à l'introduction delà méthode sous-périostée.
Ces règles étaient les seules possibles, les seules acceptables en théorie comme en pratique, avant la découverte de l'anesthésie et la fixation des idées sur la régénération des os par les gaines périostiques.
Le nom de Moreau doit donc dominer cette période de l'art, associé à celui de Park* qui, en inventant, avant Moreau, la résection du genou avait eu également l'idée d'appliquer cette opération à l'articulation du coude.
Nous avons déjà parlé des faits de Bilguer, de Boucher et autres chirurgiens militaires qu'on a voulu considérer comme des exemples de
négligé de metUc les LouLs des os en contacL. Moreau fils el Champion considéraient cetteidée de la régénération osseuse comme incompatible avec les théories physiologiques de leur temps.
1. Park n'exerça aucune influence sur ses compatriotes. 11 pratiqua lui-même une deuxième résection du genou en 1789, mais ce lut seulement en 1825, que Crampton pratiqua la troisième dans le Royaume-Uni. Park se plaignait dès 1805, de la stérililé de ses observations et du peu de succès de ses idées.
a. Je suis mortilié de voir que mon mémoire, celui de 1782, a jusqu'à ce jour produit bien peu de l'effet que j'avais espéré lui voir produire. Je n'ai pas encore appris qu'il ait donné les moyens de sauvef un seul membre dans l'étendue des possessions anglaises, et cependant, depuis sa publication, le pays a traversé une guerre longue et sanglante ». C'est ainsi que s'exprimait Park en 1805 (Le Fort, De la Résection de la hanche, Mémoires de l'Académie de médecine, 1861, p. 456).
Cette citation est tirée de l'ouvrage de James Jcffray [Cases of the excision of carious joints, by Park, surgeon in the Liverpool hospital, and P. Moreau de Bar sur Ornain M. D. de l'Ecole de Paris, with observations, illustraled by engravings. Glasgow, 1806). Nous n'avons pas pu nous procurer l'ouvrage de JelTray mais nous pouvons compléter la citation d'après une note que M. Lcl'ort a bien voulu nous communiquer :
« The opposition it met wîth, and the lailure ol' my second opération of Ihe same kind [re^ section du genou), so tolally defeated my views, lhat 1 bave not yet learned, that it has, hilherlo, proved the means of saving a single limb in Ihe whole of the BriLish dominions; and fince its publications, Lhis counlry bas passcd Ihrough a long and bloody vvar, without this practice i)cing at ail adoptcd, or scarccly knowu cilher iu llic army or navy of Brilain. In tliis State of neglect, and indeeil oblivion, would niy attcmpL, iu ail probablity, for cver bave remained, liad not the latc M. Moreau (feu M Moreau) an entcrprisiug Frcncli surgeon, takeu up the subjcct, and carricd bis cxpen'ment farther than 1 ever venLured lo atlempt.
lonly lanient that bis work {la Ini'.se de Moreau) did not appear a dozen ycars sooner : howcvcr, as wn are now just cnten'ng upon the serions part of another vvar, I hope it is yet tinic lo ilo infinité good, by iirescrvirig a great numbcr of liuibs, if the knowledge of il eau bc
gencrally diffused through the army and uavy ••j-'
To the sollicitude I bave exprcssed, to inlroduce Lhis praclicc into the army nnd navy, it bas bcen objeelcd, thaï the accommodations, in thèse situations, are not alvvays as to aihnit such atlempts ; and lhat the hurry of an action may oRen oblige a Surgeon to bave recourse to the
INTRODUCTION
résections articulaires, appliquées aux plaies par armes à l'eu'. En lisant ces observations, on s'attend à voir surgir à chaque instant l'idée des résections articulaires, tant ces opérations semblent en harmonie avec les tendances de ces chirurgiens, mais en allant jusqu'au bout, on voit qu'il ne s'est agi que d'esquillotomies plus ou moins étendues, et le plus souvent de l'ablation successive des esquilles détachées à divers intervalles.
Ce n'est donc ni à Boucher, ni à Bilguer, ni à aucun autre chirurgien militaire de cette époque que remonte l'honneur d'avoir pratiqué ou même proposé la résection méthodique des grandes articulations dans les plaies par armes à feu. Bilguer qui par la pente de ses idées, et par les conséquences naturelles de ses théories, eut accepté avec enthousiasme les résections articulaires, s'il les avait connues, ne fît guère qu'enlever des esquilles, comme Boucher et la plupart des chirurgiens contemporains à tendance conservatrice- Une fois, il est vrai, il a scié trois pouces du cubitus après un coup de feu intéressant l'articulation du coude' et dans un autre cas il enleva un fragment de tibia de cinq pouces; mais, dans les plaies avec fracas des grandes articulations, il se bornait à enlever les esquilles mobiles et attendait la séparation des autres. Son mérite a été de démontrer que le traitement conservateur devait être entrepris dans beaucoup de cas que les doctrines dominantes regardaient comme justiciables de l'amputation immédiate, mais nulle part il n'a dit qu'il fallait découvrir une extrémité articulaire fracturée, pour l'isoler des parties molles auxquelles elle adhérait encore, et la réséquer ensuite.
Le premier chirurgien qui ait indiqué nettement la résection arti-
most expeditive iiieLhod of saving his paLioiU, Lhese objeclions I adiiiil to in a ceiiain degree. I allow lliat tlie excision of llie knee may bewholly inadmissible in ships, as Lbe nccessary eslate of quiétude can bardly be obtained Ibero, for a sufficient lengLb of lime, Lo accomplish a cure and, perhaps similar difficuUies may occur in mililary hospiLais, belonging lo an army in aclion. But I cannot admîl, thaï thèse difficultics can operale to such a degree as wholly to prohibil Ihe altempt in lbe articulation of the elbow.) »
1. Nous avons dit plus baut que les l'ails cités dans le premier mémoire de Boucher n'avaient pas l'importance qu'on avait voulu leur accorder au point de vuedes résections. Ceux de Bilguer, sio-nalés dans sa Disscrtalion sur Viiiulililé <le l'ampiUaiion dcs membres, se rapprochent des ré°sections comme nous les comprenons aujourd'hui, et ont une plus grande valeur au point de vue dcrhisloirc de ces opérations. Comme Boucher, il dilate et agrandit les ouvertures, va à la recherche des esquilles qu'il enlève immédiatement ou en plusieurs séances. « Ou enlève les esquilles à mesure qu'elles se séparent ou qu'elles peuvent être aisément séparées ; cl s'il y a de très "■ros fragments à enlever, on commence parles séparer des parties charnues; ensuite on les coupe avec une scie très petite, dont la lame est exlrcmcmont mince et étroite, quelquefois courbe, d'autres fois droite, suivant le besoin, qu'on lait mouvoir comme l'on peut, du de haut en bas ' ou de bas en haut, ou latéralement. Cette méthode m'a si bien réussi pour les os de la iambe'el du bras, que j'ai souvent enlevé parce moyen des morceaux de trois ou quatre pouces de lon-^ueur.et même plus longs. Pour les plus petits os, tels que ceux des mains et des pieds, je les ai séparés et enlevés tout entiers, soit qu'ils fussent rompus cl brisés, soit qu'ils ne le fussent pas ». ioc. c^^., page 69.