Bilguer, loc. cit., p. HO
HISTORIQUE DES RÉSECTIONS.
ciilaire et qui ait formellement conseillé son application aux blessures par armes de guerre, nous paraît cire Vigarous.
Dès 1788 il écrivait : « C'est pendant les sièges et après des batailles, que les occasions de pratiquer cette amputation partielle, (c'est ainsi qu'il appelait la résection de la tète luimérale) se présentent en foule. Elle n'a pas, je crois, encore été pratiquée dans des cas d'armes à feu; il est probable, et f oserais même dire certain, qu'elle serait suivie des mêmes succès ^. »
Vigarous n'eut pas l'occasion de pratiquer l'opération qu'il venait de proposer d'une manière aussi formelle. Cet honneur était réservé à Percy, qui, dès 1799, pouvait présenter neuf opérés auxquels il avait pratiqué la résection de l'épaule, pour des fractures de cette articulation produites par des balles.
Malgré la publication des observations des deux Moreau par Moreau fils en 1805, et plus tard en 1816% la résection des grandes articulations resta en France, et surtout à l'étranger, une opération rare et exceptionnelle, même dans la pratique des chirurgiens d'hôpitaux. En France, Roux" et un élève de Moreau, Champion* (de Bar-le-Duc), ne cessèrent d'appeler l'attention des opérateurs sur la nouvelle méthode. La plupart des chirurgiens français de l'époque : Delpech, Dupuytren, entre autres, faisaient bien des résections, mais encore en petit nombre. Dupuytren rapporta seulement trois cas de résection du coude^ On décrivait ces opérations dans tous les traités de chirurgie, mais on les pratiquait peu".
Ce fut à cette époque (1821) qu'Anthony White (de Westminster Hos-