Gravité relative des amputations et des résections
Nous avons déjà dit combien il était difficile d'apprécier d'une manière générale la gravité relative des amputations et des résections, l'amputation étant plus grave dans certaines régions, et la résection exposant à plus d'accidents dans d'autres. En considérant 1 ensemble des grandes articulations des membres, on arrive cependant à conclure
. . w • i T„o /i 8 niitrpa ont succombé à la généralisalioli tuberculeuse; iiidcd'intoxication pheniquée. «^J^^^ £^ g ,,,,,,, ,,jets atteints de
nendamment de ces 18 cas, Konig conn.ubbdii, =j ■ .'oyi» \
tubïcTo e incurable. (Archiv filr KHnische Chirurgie, 18S0.) 1 S îe cas de mort par intoxication phén.quÉe, signale plus haut.
SUITES ÉLOIGNÉES ET RÉSIJLTA.TS GÉNÉIIAUX DES RÉSECTIOiNS. C39
à la moindre gravité de l'ampulation, et l'on peut appuyer cette proposition sur la statistique d'Ûtis et autres.
Si, dans la comparaison de l'expectation et de la résection, la plus livible mortalité de l'expectation ne peut rien prouver, avons-nous dit, puisque l'expectation a été réservée aux blessures les plus légères, il n'en est pas de même de In moindre mortalité de l'amputation dans la comparaison de la résection avec l'amputation, puisque cette dernière opération a été appliquée aux cas les plus graves. Les désordres plus étendus, qui empêchaient toute tentative de conservation du membre, étaient nécessairement accompagnés de plus de commotion, de plus d'ébranlement des tissus, et créaient, par cela même, des conditions plus défavorables pour une intervention opératoire. Or, si l'amputation a occasionné une plus faible mortalité dans ces cas là, elle eût été suivie de succès au moins aussi nombreux dans les cas où les désordres étaient moins graves et plus limités, c'est-à-dire dans les cas auxquels on a appliqué la résection. Nous pouvons donc utilement comparer ces deux dernières méthodes de traitement au point de vue de la mortalité. Or, voici la statistique générale d'Otis.
Statistique des résultats obtenus dans la guerre de la sécession, sur 60,266 cas de. fractures des membres causées par les armes à feu. (Otis, — Part III, vol. II, chap. xu, p. 873.)