RÉSULTAT TRÈS MAUVAIS
Épaule ....
Poignet. . . .
Hanche. . . .
Coti-de-pied. .
Total. . .
Nous avons calqué notre tableau sur celui de Gurlt, pour montrer combien l'ensemble des résultats obtenus après les résections pathologiques, orthopédiques ou traumatiques communes, diffère des résultats signalés après les résections par armes à feu. Mais nous n'attachons pas d'autre importance à ce tableau ; il ne peut donner la notion exacte de nos résul-
1. Des 161 opérés donnés comme guéris dans notre tableau général (page 628), il nous en manque 32 que nous n'avons pu retrouver ou sur lesquels nous n'avons eu que des renseignements msuffisants.
2. Nous ne faisons pas figurer dans notre tableau les résections partielles, telles que les resections des malléoles, de l'extrémité inférieure du péroné seul, d'une des extrémités du radius seul, du cubitus seul, etc., et cependant c'est dans cette catégorie de résections que rentrent plusieurs des meilleurs résultats signalés par Gurlt.
tats. Les divisions admises par Gurlt sont trop élastiques et laissent un peu trop de facilite pour incorporer les cas douteux et pallier les échecs opératoires. En considérant seulement l'utilité générale du membre, sans tenir compte des conditions anatomiqucs et physiologiques de l'articulation nouvelle, on ne peut apprécier le résultat propre de la résection. On peut savoir ce qu'elle a laissé, mais on ignore ce qu'elle a donné.
Si nous prenions pour base l'état orthopédique et fonctionnel de l'articulation réséquée, nous arriverions à un autre classement. Nous aurions ainsi à placer parmi les résultats médiocres ou mauvais quelques cas d'ankylose que nous avons classés parmi les bons, et même parmi les très bons, pour nous conformer à la division de Gurlt; et, d'autre part, nous considérerions comme bons, ou du moins comme satisfaisants, certains résultats médiocres en eux-mêmes, mais relativement très avantageux eu égard aux conditions défavorables dans lesquelles nous avons opéré.
Malgré toutes nos réserves sur les illusions auxquelles peuvent donner lieu de pareils calculs, il ressort de notre tableau que l'immense majorité de nos réséqués sont arrivés à un état fonctionnel plus ou moins parfait, sans doute, mais suffisant pour leur permettre de gagner leur vie par leur travail. La plupart sont occupés à des travaux manuels dans l'industrie, l'agriculture, les soins du ménage et un certain nombre font ou ont fait pendant longtemps des journées aussi lucratives qu'avant leur maladie. Les récidives de l'affection primitive dans les cas de lésions tuberculeuses jettent sans doute une ombre sur ce tableau. Ces accidents sont malheureusement inévitables, quand les nécessités de la vie forcent les opérés à surmener leur articulation pour éviter la misère, qui les expose d'autre part au retour de la tuberculose. En faisant la part de ces circonstances qui peuvent rendre momentanés des résultats que l'ancienneté de l'opération autorisait à considérer comme définitifs, nous trouvons que, sur 129 réséqués des six grandes articulations qui sont arrivés à la guérison, 119 ont recouvré un membre qui a repris à un moment donné son aptitude à un travail régulier. Quant aux dix opérés qui n'ont pu recouvrer qu'une aptitude fonctionnelle insuffisante, il en est sept qui n'ont pas pu ou qui n'ont pas voulu se soumettre au traitement post-opératoire nécessaire à la reconstitution de leur articulation.
Ces chiffres prouvent clairement ce que nous voulons démontrer actuellement, c'est-à-dire la grande utilité des membres réséqués et la fréquence des succès obtenus dans les cas les plus divers. Ils nous donnent ainsi une idée suffisante des l'ésultats généraux des résections des grandes articulations pratiquées par la méthode dont nous avons exposé les principes. Cette méthode, nous le répétons, n'est pas respon-
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sable de tous les résultats qu'on a publics sous son nom ; elle ne peut être mise en cause que pour les cas où elle a été réellement et rationnellement appliquée. L'étude des résections en particulier va maintenant nous permettre de compléter notre démonstration et de donner la mesure exacte des résultats qu'on peut obtenir.
FIN DU TOME PREMIER