CHAPITRE IV
Loi^squ'on se trouve en présence d'un rétréci ou d'un malade supposé tel, il faut d'abord l'interroger sur ses antécédents personnels, sur les traumatismes qu'il peut avoir subis, sur les blennorrhagies dont il a été atteint ; il faut s'informer de la marche de ces accidents, de leur intensité, du traitement dont ils ont été l'objet; on doit se renseigner sur les complications qui se sont produites, et en particulier sur les uréthroorhagies qui indiquent toujours une solution de continuité dont la suite fatale est la production de tissu cicatriciel rétractile.
Cela fait, on passe aux accidents actuels éprouvés par le malade, et on insiste surtout sur les troubles de la miction, sur les douleurs, les suintements, etc.
On procède ensuite à Veœamen local qui établira le diagnostic définitif. Mais il faut le faire sans idée préconçue. On peut être en effet poussé a priori vers le diagnostic de stricture par les renseicynements d'un sujet dont le cSmal est tout à fait normal comme calîbre, et qui, sans s'en rendre compte, exagère singulièrement les quelques troubles qu'il ressent ouïes invente môme complèlement, comme cela se voit chez les hypochondriaques qui ont lu des livres de médecine.
Avant tout on rassure le patient qui est ordinairement très effrayé lorsqu'on lui parle exploration. Chez les anciens rétrécis ^ c'est une précaution inutile. Certains névropathes pâlissent et ont de la lipotliymie dès qu'on choisit l'instrument. Il est rare qu'on n'arrive pas" à les remonter par quelques paroles et l'assurance qu'ils n'éprouveront qu'une douleur insignifiante. On insistera surtout sur la nécessité absolue de l'exploration uréthrale pour le diagnostic et le traitement.
L'intérêt de sa santé est la considération qui frappe le plus le malade.
Dès qu'il se décide à se confier aux soins du chirurgien, on lui fait retirer son pantalon et on l'installe dans la position la plus favorable à l'exploration.