X PRÉFACE
graves, parfois irréparables, pourront évoluer insidieusement en arrière du rétrécissement.
Tout rétrécissement de l'urèthre doit donc être dilaté, quel que soit le degré de l'atrésie.
Il y a la dilatation graduelle et la dilatation brusque. Avec M. le D'' Hamonic, je repousse complètement cette dernière et, par conséquent aussi, les divers instruments divulseurs.
La dilatation graduelle pratiquée avec des bougies doit toujours être employée par le praticien au début du traitement.
Cette dilatation graduelle agit d'une manière plus ou moins rapide, non seulement suivant la nature du rétrécissement, mais aussi suivant le procédé employé par le chirurgien. Chacun de nous possède ordinairement un procédé qui lui est propre, et sous ce rapport je trouve très ingénieuse la pratique de M. le D'' Hamonic ; mais, en définitive, nous arrivons au résultat à Faide de bougies bien calibrées, introduites successivement dans le canal, jusqu'à restauration complète, ce qui demande un temps variable, toujours plusieurs semaines.
La dilatation graduelle est donc la méthode générale de
Cette méthode ne réussit pas toujours. Le rétrécissement résistera complètement à l'action des bougies ; après un certain résultat obtenu, l'état reste stationnaire ; le sujet est atteint de fièvre, de frissons à la suite de chaque séance de dilatation : telles sont les raisons principales qui obligent à interrompre (je ne dis pas à cesser) la dilatation, et c'est alors qu'il faut recourir à la section du rétrécissement avec la lame tranchante de Maisonneuve ou bien avec l'instrument électrolytique.
Voici un cas fréquent et que je signale à l'attention du pra-