CHAPITRE IV
Difficultés sur la matière du Sacrifice/
Jésus-Christ étant Piètre selon l'ordre de Melchisé Jecli , a dû instituer son Sacrifice sur la forme de celui qu'offrit en faveur d Abrahain cet ancien Prêtre du Dieu très-haut ; et c est pour cela que, la veille de sa mort , il prit du pain et du vin, les bénit, et en fît son corps et son sang. En supposant ce dogme, dont les preuves n'entrent point dans notre dessein , nous allons proposer et résoudre, autant qu'il nous sera possible, les diâîcultés qui se présentent sur celte double matière du Sacriiice.
Du pain eucharistique.
I. Le pain matière de la consécration du coiys. II. Tout pain ny est pus propre, III. Peut-on se servir de pain de seigle dans le cas de nécessité ? Y\ . L sage des Grecs digèrent de celui des Latins. Suites de ce principe. \'. Le pain qui commence à se gâter peul-il servir à l'autel? \1. Règles inarquées poi] la Rubrique sur ce point. YII. Que faire , quand
i?fO CnAP. IV. Difficultés
on ne peut remédier au défaut de la matière ? VIII. Sufft-il d'offrir mentalement celle qu'on hii substitue? IX. Est-ce assez dans ce cas de recommencer à Qui pridfe, ete. X. Que doit faire le Célébrant, dune formule viciée? XI. Faut-il consacrer de nouveau le pain et le i}in, quand on ne s' aperçoit du vice de Vhostie , qu après av'oirpris le précieux sang. XII. Qaid, si Von ne découvre le défaut de la matière , que quelque temps après la conmiunion ? XIII. Conduite à garder dans le doute j X\I. et dans le cas oit l hostie disparaît naturellement ou par miracle,
I. Tout le monde convient que le pain est ]a matière de laquelle le corps de FHomme- Dieu doit être produit sur nos autels. Ce point de notre foi est si clairçment établi dans l'Ecriture (i) , si constamment enseigné dans la tradition (2), si aHermi par la pratique de toutes les églises du monde, qu'il n'y a pas d'apparence qu'il soit désormais combattu (3).