IX. Une chose qui mérite beaucoup d'at
(«) De Euchar. Jisp. cio. sect. 4 "• if'-^- {\\) Su.irez , iu 3. part. disp. 8-. sect. 2. §. De alio Minisiro. — Merali , part. a. lit. 2. n. 5.
3;8 Chap. XTI. Difficultés
teniion , et à laquelle on en fait très-peu , c'estl^' de former, dans les Paroisses, des personnes '* qui répondent et qui servent la Messe d uneM^ manière pieuse, distincte et décente. On ne|l trouve dans les trois quarts des églises, pour ' aider le Prêtre dans la plus auguste fonction 1 qui fut jamais , que des jeunes gens sans e:ravité, sans modestie, sans attention*, et qui de plus estropient tellement toutes leurs paroles, qu'il n'est pas possible d'y rien comprendre. Ils sont déjà à la moitié du second verset, que le,. Célébrant n'a pas encore fini le premier^ et au| dernier J^T) 776% eleison, qu'il n'est pas encore arrivé au milieu de l'autel , où il doit seulement le commencer. Une pareille négligence seia sans doute jugée : mais ne sera-t-elle pas plus sur le compte d un Curé ou d'un Vicaire, que sur celui d'un enfant qui croit bien faire, parce qu'on ne l'a jamais averti qu il fait mal ?
X. Une autre chose sur laquelle on doit gémir y c'est de voir de jeunes Ecclésiastiques sacrîïîer sans peine au premier venu , et souvent à des gens de la lie du peuple, le droit qu'ils ont de servir la Messe préférablcment aux séculiers. Une fonction que les Anges leur disputeraient volontiers , n'est - elle donc à leurs yeux qu'une vile et déshonorante occupation .f* Croient-ils, (je parle le vif et impétueux langage du vertueux M. Bourdoise ) croient-ils (pie le Fils de Dieu ne soit ])as d'assez bonne maison, pour avoir un domestique revêtu dç ses livrées, qui le serve au moins dans le mystère de son amour ? A Dieu
sur le Missel et le Ècponâant» 3^9
\t\o plaise qu'aucun cFeiix ail de si injurirux senlimeiis de celui devant qui les Rois de la terre ne sont que des majestés en idée , et des néants superbes. Mais pourquoi donc démentent-ils leur foi par une conduite qui n'y répond pas ?
J ajouterai ici que , lorsqu'un Ecclésiastique revêtu d'un surplis sert la Messe, il doit à rOlîiertoire prendre le voile de la main du Célébrant, et le pliei^ , non en partie sur ^e corporal, comme font quelques Prêtres mal avisés, mais à coté. Les Clercs du Diocèse de Paris sont dans cet usage; et Mérati , qui savait bien les cérémonies romaines , veut qu'on 1 observe partout. Minister , ce sont ses paroles, si est Clericus y cumcottd , plicet vélum, non vero Sacerdos celebvans (12).
(la) Merati, part. a. tit. 7. n. a.
38o Chap. XIII. Difficultés