INDICATIONS CM I K U KG ! C A I, KS
Wietiman et Scholont réséqué le nerf cubital au-dessus (le répitroclilée, pour une névralgie des collatéraux de l'annulaire (Obs. V). La résection de ces derniers eût été sans doute préférable. Le collatéral externe palmaire de ce doigt étant souvent fourni par le médian, en opérant comme les chirurgiens berlinois, ou s'exposait à ne pas interrompre le courant entre l'annulaire et les centres nerveux, par conséquent à l'insuccès immédiat, tout au moins à'une prompte récidive. Néanmoins, la guérison a persisté six mois : c'est un succès temporaire sérieux.
11 est regrettable que la malade réséquée du nerf cubital, par Delpech (Ubs. VI), n'ait pas été suivie plus longtemps. Notons, toutefois qu'elle souffrait depuis neuf ans, que l'opération l'a soulagée immédiatement et que la guérison persistait encore après deux mois.
M. Paulet (Obs. VII) a coupé le cubital en i)leine altération atrophique. J'ai indiqué déjà, dans la première partie de ce volume (page 89) comment la sclérose du bout supérieur du nerf avait dix contribuer à provoquer les douleurs névralgiques réflexes revenues soixante-douze heures après l'opération .
Dans le fait d'A. Cooper (Obs. VIII) la névralgie siège au cou, à l'épaule, au bras. On divise le radial, en bas de l'avant-bras, et la guérison survient, non pas brusque, instantanée, mais lente, graduelle.
La résection nerveuse, dans ce fait, a séparé, des centres nerveux, le foyer originaire de la névralgie. Celle-ci avait été causée par une contusion du pouce. Le pouce était douloureux. On interrompt le conducteur de la sensibilité du pouce, et on supprime du coup l'influence du foyer générateur de la névralgie. Cependant l'orage propagé au plexus brachial ne cesse que peu à peu, après épuisement.
Ceci démontre qu'il n'est pas toujours nécessaire de
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diviser le nerf au-dessus du siège de la névralgie; il peut -itffîre de séquestrer le foyer. Ceci fait prévoirencore que, dans des cas semblables, laguérison s'obtiendra graduellement et non instantanément.
• Après l'exemple précédent, on est surpris d'observer . « un accroissement temporaire des symptômes et de l'irrit tation nerveuse,» dans le fait de Carie (Obs. IX), dans lequel une névralgie traumatique du pouce est traitée par la section du nerf radialau bras. Le pouce, il est vrai, reçoit l'influence ' de plusieurs nerfs : le radial, le médian, le musculo-cutané
' quelquefois. Etait-ce bien le premier nerf qu'on devait sectionner? — Question impossible à résoudre en l'absence de détails suffisants.
Malgré cela, la guérison s'effectue après plusieurs mois. Quelle part d'influence, sur elle, revient-il à la section nerveuse? — Question aussi insoluble.
Peter Pinéo (Obs. X) résèque un nerf médian dont « le névrilème est rouge et très-injecté. » Vingt-neuf mois plus tard on constatait encore l'existence de la névrite des deux nerfs : médian et cubital. Ces deux nerfs étaient le siège du mal, la section d'un seul devait être insuffisante. L'opération faite, d'ailleurs, laissait des bouts nerveux en plein processus infiammatoire; excellente condition pour avoir un insuccès.
Ainsi, sur les dix observations précédentes, il y a sept succès, plus ou moins longtemps suivis (Mason Waren, Brown, Aronsohn, Wiedman et Schol, Delpech, A. Cooper, Carie); trois insuccès (^^chawn, Paulet, Peter Pinéo).
La statistique n'est donc pas ici défavorable à la névrotomie. Elle le serait qu'il faudrait se garder d'accepter son langage brutal sans l'interpréter. Le plus souvent, en analysant les faits, on découvre la raison du succès ou de l'insuccès, et cette étude conduit à formuler cette lui générale