I.a récidive se produisit au neuvième mois
Observation XLVIII. — Résection du sotos-orhitaire (WactXer ; tabl. de Faucon). — Résection du sous-orbitaire, on 1854, par Wagner, pour une névralgie de ce nerf, chez un homme de soixante-cinq ans. Guérison, neuf mois. Puis réapparition des douleurs malgré la persistance del'anesthésie^
Observation XLIX. — Résection du sous-orhitaire (Wagner ; Arch. de Virchow, 1856, et thèse de Mire, Strasbourg, 1863). — Femme âgée de soixante-deux ans, souffrant, depuis trente ans, d'un tic douloureux du côté droit de la face. Traitements médicaux infructueux : cautérisation, acupuncture sans effet. Les douleurs se sont étendues au mentonnier.
Le 22 juillet 1855, on résèque le sous-orbitaire qui n'offre pas d'altération au microscope. — Douleurs disparaissent. Quatre mois après, récidive violente portant sur les rameaux mentonnier et dentaires supérieur et postérieur. L'anesthésie persiste dans le domaine du sous-orbitaire. Mort du choléra quelques temps après ; on trouve le ganglion de Gasser et la portion orbitairedu nerf injecté, ce qui était dû probablement au nodule de l'extrémité du bout central coupé; lequel nodule, comprimé par le canal osseux, avait irrité le reste du nerf.
Observation L. — Résection du sous-orhitaire (Folltn). — Chez un homme, âgé de quarante ans, atteint d'une des plus horribles névralgies épileptiformes de la face, Follin a pratique l'excision du nerf sous-orbitaire et la cautérisation du bout central de ce nerf, dans l'étendue de plus d'un centimètre, a l'intérieur du canal sous-orbitaire,
Le résultat immédiat de cette opération a semblé merveilleux: la douleur a cessé sur le champ; mais trois mois à peine
1 Dans le cas de M Paulet, il s'est produit le m^me pliénomène : 1 anesthésie, par senlion du nerf cubital, persistait: mais In novral-ie u on a i)as moins atteint cette partie.
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s'étaient ('couh's que la douleur revenait suivant le trajet du dentaire inférieur, et, plus tard, reprenait place dans les autres branches du trijumeau.
Observation LI. — Réfection du fiou.<{-or/jitai)-e(Ski>UAjyr). — Le malade, excisé du nerf sous-orbitaire, dans le canal de ce nom, par M. Sédillot, guérit très-vite, mais la névralgie reparut au bout de quelques mois.
Dans ces sept derniers ftuts la guérison s'est maintenue :
Une fois 14 mois.
Une fois 1 ans.
Deux fois i) mois.
Ce qui est bien quelque cliose :
Une fois elle n'a persisté que . 4 mois.
— — . quelques ranls.
On ne peut dire que la névrotomie ait été, dans ces derniers cas, tout à fait inutile. Que de fois n'obtient-on pas un délai plus long de guérison, par une opération de sarcome , de cancroïde ou de carcinome ! Et pourtant rejette-t-on , pour cela, l'extirpation, quelquefois plus grave, des tumeurs ?
Observation LIT, — Résection du sous-oi'bitaù-e (Rottx : Union médicale, 1852). — La résection du nerf sous-orbitaire gauche fut pratiquée par Roux, à un homme âgé de soixantetrois ans, souflVant depuis huit ans d'une névralgie trifaciale gauche, qui n'avait pu être améliorée que pendant dix mois durant ces huit années.
Il y avait un point douloureux à la paupière supérieure et un à l'émergence du nerf sous-orbitaire.
Le soulagement fut immédiat; mais, le lendemain, il y eut récidive sans aggravation.
Observation LIIL — Section du sous-orbitaire (Lktuovant). — Un homme, âgé de cinquante-trois ans, ayant éprouvé, antérieurement , des hématuries. des spasmes à l'anus, était atteint.
NKVROTOMin; DANS LES NEVRALGIES 263
depuis quatre ans, de douleurs excessives dans la moitié g-auclie de la face. Il entre à l'Hôtel-Dieu de Lyon, salle Saint-Louis, n» 23, le 3 septembre 1870.
La douleur avait débuté au niveau de la fosse canine, vers la racine de la deuxième molaire ; elle partait encore de ce point lorsque les accès se produisaient.
L'extraction de la deuxième molaire supérieure gauche, pratiquée trois ans auparavant.n' avait nullement diminuéla douleur.
La crise était tenible, arrivait tous les jours, spontanément, et. alors elle avait une marche graduellement croissante, ou provoquée, et, dans ce cas, elle était immédiatement d'une o-rande intensité. On la faisait éclater en pressant un point Timité existant sur le côté gauche du thorax.
Le 6 septembre 1870, on lit la section du nerf sous-orbitaire à la sortie du trou de ce nom.
Le soulagement fut marqué;- mais, deux jours après, la névralgie éclatait sur le dentaire inférieur. Les jours suivants les accès revenant périodiquement sur ce nerf, on administre
de la quinine sans succès.
Le dix-neuvième jour, on propose au patient la névrotomie
(In dentaire inférieur, qu'il refuse.
Il eût été préférable, dans ce cas, de faire la section du sous-orbitaire dans son canal , et non à la sortie du trou de ce nom. On aurait divisé, alors, le nerf avant qu'il ait fourni le rameau dentaire antérieur, et on aurait eu plus de chance d'éteindre la douleur au lieu même de son siège primitif.
Il est fâcheux aussi que le malade ne se soit pas soumis à une seconde névrotomie , qui aurait peut-être éteint le
foyer douloureux.
Quoi qu'il en soit, ces deux faits de récidive rapide no sont pas, certes, suffisants pour faire condamner la névrotomie de ce nerf dans les névralgies du trijumeau. Us concourent k en faire préciser davantage les indications et les prévisions.
ObsebvationLTV. —Résection du sous-orbitaire (Wagner :
Arch. fur lŒmsche c7/«V?»Yyee., Lanornbeck. vol XI et labl de Faucon). -Un vieillard, âgé de soixante-cinfr ans ,'tait atteint, depuis deux ans, d'une névralgie sous-orbitaire droite presque continue. Wagner fit la résection du nerf avec incision delà cloison orbitaire inférieure. Il enleva quatre lignes du nerf qu'il trouva normal.
On constata la perte immédiate de la sensibilité.
La douleur aussi fut immédiatement calmée.
Un phlegmon se produisit avec périostite et nécrose dti maxillaire supérieur. Puis un érysipèle. — Mort.
A l'autopsie, on constate l'œdénàe delà peau du front l'ecchvmose de la paupière et un foyer apoplectique, de la grosselir d'un haricot, dans le corps strié gauche. Les artères du cerveau étaient athéromateuses.
On reconnaîtra que la mort, dans le fait précédent, a été ]e résultat, non de la névrotomie, qui, par elle-même, est innocente, mais des complications graves qui l'ont suivie : phlegmon, périostite, nécrose et finalement érysipèle. Les mêmes complications peuvent survenir à l'occasion d'une plaie insignifiante , et plus facilement encore après une plaie osseuse ^