IV. Névi'otomie J" nerf lin fi ual
Observation LXVII. — Résection du nerf lingual (Roser ; Arch. de ViRCHow, 18r-5; Gaz. mèd., Taris. 1857, et thèse de
270 ■ INDICATIONS GHIRUUGIGALIOS
Faucon).— Sui' un vieillard de .soixante-onze ans, atteintd'une névralgie linguale atroce, .suivant le trajet de ce nerf, Hoser lit la réfection du lingual.
Le soulagement fut immédiat, et, ai)rès un an. il n'v avait pas de récidive.
Observation LXVIII. — Résection du nerf Imcjual (Van- ZETTI ; Gazette des hôp., 1868). — Priva M..., de la ville de Legnagno, âgée de soixante-quatre ans, mère de douze enfants, ressentait, par accès, des douleurs dans la bouche et à la mâchoire inférieure, surtout lorsqu'elle mangeait.
Après examen, on diagnostique une névralgie sans pouvoir déterminer son véritable siège, la malade ne désignant aucuu point douloureux limité, et l'exploration n'en découvrant pas non plus.
Il y a une année, la malade fut cautérisée au fer rouge, à trois reprises, sur l'amygdale gauche, pour une fistule dans cette région.
La malade entre à la clinique de Vanzetti, est soumise à une injection de sulfate d'atropine >sous la muqueuse buccale. Il y eut un soulagement considérable pendant quelques jour.s. . Une semaine après, les douleurs reprennent leur ancienne intensité.
Les douleurs persistent pendant toute l'année 1863 et deviennent plus violentes en 1864. — Traitements inefficaces.
Le 24 avril 1864, la malade revient à la clinique. Elle accu.M' alors, comme source de ses douleurs, un repli très-saillant do la muqueuse, au-dessous de la langue, au côté gauche du frein.
Vanzetti coupe, d'un coup de^ ciseau, cette bride qui préoccupait beaucoup la malade.
Après cette petite opération, les douleurs ces.sèrent,
La malade quitta la clinique le 20 mai 1864. Elle ne ressentit point de douleur jusqu'au 28 janvier 1866. Ce jour-là, il lui sembla que la moitié de sa langue était épaissie. Deux jours après, s'y joignirent des douleui\s rongeantes s'étendant de la pointe de la langue à tout son côté gauche jusqu'au pilier correspondant.
La douleur devenait de suite intolérable. — Traitements inutiles.
Le 3 avril, on pratique une incision étendue le long de. tout le côté gauche de la langue jusqu'au i>ilier. — Très-grand soulagement.
Quinze jours après, retour des douleurs, s'étendant de hi
NÉVROTUMIE DANS LES NÉVRALGIKS 21\.
langue aux gencives et à l'articulation temporo-maxillaire. Le,s douleurs deviennent excessives et la malade se plaint d'aflaiblist^enient de la vue et de diplopie.
On pratique la résection du nerf lingual sur une longueur de deux centimètres, le 2 mai. Cessation immédiate des douleurs. La guérison était parfaite encore seize mois après.
Les deux faits précédents de section du nerf lingual sont des succès remarquables suivis longtemps (un an, seize mois) et pour des névralgies atroces que rien ne pouvait calmer.
y. Nèvrotoiuic du aorl' z\ goaiatique .
Observation LXIX. — Résection du nerf zygomatique (Wagner; Arch. fur Kiinische, Langbnbegk). — Une femme., de soixante-neuf ans, soufirait, depuis quatorze ans, de névralgie zygomatique droite.
Au début, la douleur cessait souvent spontanément. Pendant deux ans la malade était restée même sans souffrir par intervalle de six mois.
Le point douloureux existait au niveau delà saillie zygomatique droite.
Wagner réséqua trois lignes du nerf zygomatique droit, le trouva normal. Il constata, six heures après l'opération, le commencement de l'insensibilité, mais il n'y eut soulagement que deux mois après.
La sensibilité revint légèrement au bout de deux semaines.
Une légère récidive se produisit six mois après l'opération.