NÉVROTOMIE POUR LES TUMEURS DES NERFS
rothée Wall, âgée de soixante-neuf ans, longtemps robuste, souflrait. depuis plusieurs mois, de douleurs continuelles et cuisantes, surtout à la paume de la main gauche. Pour elle, plus de repos, plus de sommeil.
La cause de ces douleurs était une tumeur siégeant à l'avantbras, du volume d'un œuf de poule, ovoïde dans sa forme, trésdure, non mobile, indolente par elle-même, rebelle jusque-là à l'action de toute pommade fondante.
Son début remontait à plusieurs années.
Elle avait apparu sans cause appréciable.
Depuis le 3 juin jusqu'au 25 octobre 1818 (durée du séjour de la malade à l'hôpital de Strasbourg), la tumeur n'avait fait qu'augmenter de volume, les douleurs de la main d'acuité.
Des accès de fièvre, joints à l'insomnie et à l'inappétence, avaient jeté la malade dans un état d'affaiblissement profond.
C'est dans ces conditions qu'Arronshon se décida à opérer.
La tumeur mise à découvert , il incise profondément à sa partie supérieure, la détache et l'enlève.
Douze jours après , la fièvre est intense ; un (edème général se manifeste; les forces se prostrent et la mort survient.
Observation VL — Résection du mècUan à V avant-bras (Bonnet ; Jownal de Méd. de Lyon, 1842). Un homme, de vingt-trois ans, portait trois névrômes du médian à l'avantbras.
Bonnet fit la résection du nerf au-dessus et au-dessous des trois tumeurs.
(Commotion violente dans le bras et la main au moment de la section.
Mort par résorption purulente.
Observation VII. — Résection du nerf saphéne (Bryant: T7ie Lancet, 1864). Une femme, de cinquante et un ans, porte un névrôme de la région rotulienne.
Bryant enlève la tumeur et résèque le nerf dans le névrilème duquel elle était développée.
La guérison fut rapide.
Observation VIII. — Résection du nerf tihial poster iettr {Obn. de Liston d'après Duncan ; Edinhurgh monthly Jour^ nal, 1849). Pour une tumeur du nerf tihial posU'riour, Lislon réséqua ce nerf en extirpant la tumeur ; guérison.
Observation IX. — Resection du nerf tibial posièrie", pour un névro7>ie (Gay; ï'Ae Lancet, 1846; Arch. 4* .série, t. XIII). Un homme, de quarante-cinq an.s, porto un névrônip du tibial postérieur au-dessus du calcaneura.
Tous les nerfs de la jambe et le sciatique .sont le siège de douleurs continues. On résèque âeux pouces et demi du tibial postérieur et l'artère intimement adhérente à la tumeur.
Une hémorrhagie très-abondante vient compliquer les suites de l'opération.
Guérison un mois après.
Observation X. — Un névrôme du tibial postérieur, qui occasionnait des crises épileptiques depuis de longues années, lut extirpé par Schort ; guérison. (Fait rapporté à l'article Épilepsie.)
Observation XI. — Résection du tibial postérieur pour un wet;rdme (HuGUiER; Gaz. des hôpitaux, 1848). Une femme, de vingt-huit ans, portait un névrôme, gros comme la téte d'un fœtus à terme, sur le nerf tibial po.stérieur.
Douleurs continuelles depuis quatre ans.
Huguier fit la résection du nerf et plaça de nombreuses ligatures.
Trois jours après, il y eut une gangrène de la plaie et des parties molles , depuis l'articulation tibio-tarsienne jusqu'à huit travers de doigt au-dessous du genou ; mort.
Observation XII. — Dans les faits de Gherini , les observations II, III, IV et V, sont des névrômes situés à la jambe. Ablation des tumeurs suivie de guérison immédiate et définitive.
Observation XIII. — Névrôme du sciatique (Voillemier: thèse de Leboucq, Paris, 18G5). « Un marchand de vin, âgé de cinquante-huit ans, ressent depuis un an des fourmillements le long de la cuisse et de la jambe droite : frictions, bains sulfureux : bientôt élancements gênants.
« Il y a trois mois , il remarque qu'il porte à la cuisse une boule grosse comme une noix , très-douloureuse à la pression.
« Depuis . inônie état : les fourmillements sont constants: les élancements existent seulement quand le malade se tient debout depuis longtemps.
«Volume de la fumeur actuellement : grosse noix. Elle est