‹ Traité des sensations, première partieChapitre 12 sur 190 · XII CONDILLAC · texte numérisé non relu

XII CONDILLAC

Diderot disait en 1749 que l'auteur de V Essai sur l'Origine des connaissances humaines venait dedonner, dans le Traité des Systèmes, de nouvelles preuves de l'adresse avec laquelle il sait manier ses idées et de montrer combien il est redoutable pour les systémati- * ques Ml trouva, en effet, excellent l'ouvrage deCondillac: car il le fit entrer presque tout entier et textuellement dans les articles Divination et Systèmes, composés par lui pour V Encyclopédie. Condillac devint célèbre; ses relations s'étendirent parmi les philosophes et les gens du monde : outre Mlle Ferrand et la comtesse de Vassé, il semble avoir connu Mlle de l'Espinasse, peut-être Mme d'Epinay; il causa avec Mlle de la Chaux qui avait appris le grec, l'hébreu, l'italien, l'anglais, qui était liée avec Diderot, d'Alembert et conseilla vainement à Condillac, selon Naigeon, de rejeter l'hypothèse absurde de la distinction des deux substances dans l'homme. Il entra en relations avec les principaux philosophes ; il connut tout au moins assez intimement, à ce qu'il semble, Mairan, Cassini, d'Alembert, Duclos, l'abbé Barthélémy, d'Holbach, l'abbé Morellet, Grimm, Saurin, Helvétius, etc.*. En 1751, Diderot publia la Lettre sur les sourds et les muets, à Vusage de ceux qui entendent et qui parlent, dans laquelle il expose le projet de décomposer un homme, afin de déterminer ce qu'il doit à chacun de ses sens ; il cite Condillac avec éloge et lui fait encore quelques

cherches sur l'origine des idées (/ue nous avons de la beauté, 2 vol. in-12. Amsterdam, 1749. Cet ouvrage n'est pas de Coadillac.

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