‹ Traité des sensations, première partieChapitre 120 sur 190 · Traité des animaux, p · texte numérisé non relu

Traité des animaux, p

2. Traité des animaux, 128. Condillac a exposé à diverses reprises cet argument : il lui a donné une forme élémentaire et une grande simplicité dans le Précis des leçons préliminaires composées pour sou jeune élève; il l'a repris brièvement dans les premier (p. 58) et second (p. 319) volumes de l'Histoire ancienne; il l'a enfin résumé dans sa Logique (p. 49),

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sur lui que de son existence*; les premiers hommes virent qu'ils étaient heureux ou malheureux par elles, et ils firent des ohjets dont les impressions étaient plus sensihles, leurs premières divinités : le soleil, la lune, les astres, les cieux, la terre et ses parties, la nature entière furent d'ahord adorés et on employa envers ces premiers dieux les mêmes marques de respect que celles dont on se servait avec les chefs. Puis les allégories employées dans les hiéroglyphes perdirent insensiblement leur sens figuré, on s'accoutuma peu à peu à les prendre littéralement, on personnifia la nature, ses différentes parties, tout jusqu'aux êtres moraux; on leur donna des caractères différents; on les fit agir et on crut expliquer l'origine, la formation et l'ordre de l'univers. Tout devint dieu, le chaos, le jour, la nuit, le sommeil, les songes, les passions, les vertus, les vices. Les animaux, employés d'abord comme des signes propres à faire connaître les différents caractères des dieux, furent confondus avec le dieu dont ils étaient le symbole et adorés à leur tour. On avait honoré les dieux en leur rendant les mêmes hommages qu'aux héros et aux rois ; on en avait fait des hommes, on fit bientôt le contraire et les hommes devinrent des dieux*.

1. Il est à remarquer que Condillac, tout en employant d'autres arguments que Descartes, suit cependant la même marche. Dans le Précis des leçons préliminaires, Condillac passe de la distinction de l'âme et du corps à la connaissance de Dieu, comme Descartes passe du Cogllo, ergo sum, à l'existence de l'Etre parfait.

2. Condillac a expliqué l'origine de la mythologie dans le Traité des systèmes, c. v; il l'a rappelée dans le Traité des Sen~ salions (part. IV, c. iv, 379, ajouté à la seconde édition) et dans Je Traité des animaux (129): il y est revenu longuement dans les

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