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2. Sur Cheseldeu, voyez page 164 et partie III, eh. v. — Sur la valeur de son observation, voyez Janet, Revue ph., 1879, 1, p. 5 : « Ou est étonné de voir sur quelle courte et vague déposition on a édifié une théorie si affirmative. »
3. Nous avons indiqué (pages lu8 et 165) les débats que cette question a soulevés entre les physiologistes et les psychologues, Les nativistes et les empiriques ont apporté des observations nouvelles (voyez Ribot, Psychologie allemande) ; M. Janet a repris la thèse défendue d'abord par Condillac, et il y a ajouté de nouveaux arguments en môme temps qu'il a montré le peu de valeur de quelques arguments employés par ses adversaires. Bernstcin, dans son livre des Sens, dit que la « vision au moyen des deux yeux fait connaître à notre entendement la troisième dimension de l'espace et le laisse voir dans les profondeurs du monde extérieur. Nous pourrions sans doute, par le moyen du toucher et par l'observation du mouvement dans l'espace, acquérir l'idée de la profondeur avec la vision uniloculaire, mais nous serions toujours privés d'une perception immédiate et claire du monde extérieur » (p. 110).
C'est à l'observation et à l'expérience qu'il appartient de décider. La question reste ouverte tant qu'on n'aura point réuni, sur les aveugles-nés opérés de la cataracte, des observations nombreuses, précises et exactes; tant qu'on n'aura point étudié le dévelop-
des manières d'être d'elle-même. Elle est avec ce sens comme elle a été avec ceux dont nous avons déjà examiné les effets, et elle acquiert les mêmes facultés.
§ 3. Si dès le premier instant elle aperçoit également plusieurs couleurs, il me semble qu'elle n'en peut encore remarquer aucune en particulier : son attention trop partagée les embrasse confusément. Voyons comment elle peut apprendre à les démêler.
§ 4. L'œil est de tous les sens celui dont nous connaissons le mieux le mécanisme*. Plusieurs expériences nous ont appris à suivre les rayons de lumière jusque sur la rétine; et nous savons qu'ils y font des impressions distinctes. A la vérité, nous ignorons comment ces impressions se transmettent par le nerf optique jusqu'à l'âme*. Mais il paraît hors de doute qu'elles y arrivent sans confusion : car l'Auteur de la nature aurait-il pris la précaution de les démêler avec tant de soin sur la rétine, pour permettre qu'elles se confondissent à quelques lignes au delà'? Et si d'ailleurs cela arrivait, comment l'âme apprendrait-elle jamais à en faire la différence?
peinent des sens chez l'enfant et expérimenté sur l'animal ce que l'observation de nous-mêmes ne saurait nous faire découvrir.
1. On peut voir, en lisant ce qui concerne la vision, dans le livre deBernstein rangé par son auteur dans la classe des ouvrages populaires, combien les progrès de la physiologie et de l'optique i ont ajouté à nos connaissances sur ce sujet. — On peut consulter également VOptique physiologique de Helmholtz.