LE TRAITÉ DES ANIMAUX
Buffou s'était plaint amèrement de n'avoir pas été cité par Condillac dans le Traité des Sensations, et quelqu'un de ses amis avait fait rire en lançant contre Condillac un de ces bons mots qui, au xviii" siècle, tenaient quelquefois lieu de raisons, ce M, l'abbé de Condillac, répétait-on, a noyé la statue de M. de BufFon dans un tonneau d'eau froide*. » Condillac prit sa revanche dans le Traité des Animaux qui parut à la fin de 1754. Pour montrer qu'il n'y avait rien de justifié dans les allégations de Buffon et de ses amis, il exposa et critiqua, dans une première partie, les opinions de Buffon sur la nature des animaux