‹ Traité des sensations, première partieChapitre 25 sur 190 · LE COURS D'ÉTUDES XXXI · texte numérisé non relu

LE COURS D'ÉTUDES XXXI

qu'il est permis aux hommes de savoir en métaphysique. Tantôt vous iriez plus loin que Locke, tantôt vous le combattriez et souvent vous seriez de son avis. Il me semble qu'un tel livre manque à notre nation ; vous la rendriez vraiment philosophe; elle cherche à l'être et vous ne pouvez mieux prendre votre temps. »

Au lieu de composer un livre qui pût rendre la nation philosophe, Condillac fut bientôt choisi pour faire l'éducation d'un prince, et c'est pour l'infant de Parme qu'il composa ce Cours d'études dans lequel il eut l'occasion de développer sous une forme systématique la doctrine philosophique qu'il s'était faite, depuis le moment où il publia V Essai jusqu'à celui où il avait donné le Traité des Animaux.

Condillac précepteur du prince de Parme. — Le Cours d'études.

Au moment où paraissait le livre de V Esprit dans lequel Helvétius avait introduit bon nombre d'idées empruntées à Condillac, qu'il ne cite pas, en les mêlant à beaucoup d'autres superficielles el contestables; au moment où les parlements, le clergé, la Sorbonne, les jansénistes, les jésuites et les écrivains opposés aux philosophes allaient tenter une vigoureuse attaque contre les idées nouvelles; où V Encyclopédie^ condamnée par le Parlement, dut être imprimée clandestinement, où Helvétius était obligé de se rétracter, où Palissot allait mettre les philosophes sur la scène, où ceux-ci attaqués allaient à leur tour attaquer

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