‹ Traité des sensations, première partieChapitre 32 sur 190 · SES DERNIERS OUVRAGES XXXIX · texte numérisé non relu

SES DERNIERS OUVRAGES XXXIX

présenter ses salutations à M. l'abbé de Condillac, lui écrit en 1765 : « Une amie de M. Tabbé de Condillac et de moi me marqua de Paris sa maladie et sa guérison dans la même lettre, ce qui me sauva l'inquiétude d'apprendre la première nouvelle avant l'autre. La même amie me marque qu'il doit retourner en France l'année prochaine et que peut-être aurai-je le plaisir de le voir. Ainsi soit-il. »

Condillac revient en France. — Il entre à l'Académie française. — Le Cours d'études. — Le Commerce et le Gouvernement. — La Logique. — Mort de Condillac. — La Langue des calculs.

Nous trouvons Condillac à Paris en 1768. D'Alembert annonce à Voltaire que l'abbé de Condillac succédera à l'abbé d'Olivet, comme membre de l'Académie française : Je crois, dit-il, que nous n'aurons pas à nous plaindre de l'échange. Voltaire, écrivant à la Harpe, approuve hautement le choix de l'Académie : « Je crois le successeur de d'Olivet, l'abbé de Condillac, un des premiers hommes de l'Europe par la valeur des idées. Il aurait fait le livre de Y Entendement humain si Locke ne l'avait pas fait et. Dieu merci, il l'aurait fait plus court. Nous avons fait là une bonne acquisition. » A la fin de la même année, l'abbé de Condillac figure parmi les dix-huit philosophes que le baron de Gleichen présente au jeune roi de Danemark * ; sept jours plus tard, le 22 décembre 1768, il est reçu à l'Académie

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