Griuiiu, Correspondance, Vl« vol
SES DERNIERS OUVRAOF.S XLT
et de Malesherbes, lui firent rendre ses livres el ses manuscrits. En 1775, Gondillac fit paraître deux parties de l'ouvrage intitulé : le Commerce et le Gouvernement considérés relativement Ihin à Vautre, ouvrage élémentaire, par M. l'abbé de Gondillac, de l'Académie française et de la Société royale d'agriculture d'Orléans, 1 vol. in-8. Chaque science, dit-il, demande une langue particulière parce que chaque science a des idées qui lui sont propres. On commence par parler et par écrire et la langue reste à faire. Voilà où en est la science économique : fttire la langue de cette science, tel est le but que s'est proposé l'auteur. Dans la première partie, il donne, sur le commerce, des notions élémentaires déterminées d'après des suppositions et il développe les principes de la science économique. Dans la seconde, il fait d'autres suppositions pour juger de l'influence que le commerce et le gouvernement doivent avoir l'un sur l'autre. Il se propose de les considérer tous deux d'après les faits dans une troisième partie, afin de s'appuyer sur l'expérience autant que sur le raisonnement *. Ce livre, dit Grimm en février 1775, fait assez de bruit, d'abord pour avoir été arrêté l'on ne sait pourquoi, à la chambre syndicale, ensuite pour être un éloge très métaphysique des systèmes du jour... Il peut être regardé comme le catéchisme de la science. Il est à remarquer
1. Cette troisième partie n'a jamais paru. L'auteur aiigmeatacon- ?iilérai)lemeut les deux premières parties et pensa que cette troisième partie n'était plus nécessaire pour la perfection de son ouvrage. 11 auftit d'ailleurs de parcourir la seconde partie pour s'apercevoir que les suppositions faites par Gondillac, étant la peinture suffisamment exacte de l'état des choses à cette époque, rendaient inutile la troisième partie.