‹ Traité des sensations, première partieChapitre 47 sur 190 · LIV CONDILLAC · texte numérisé non relu

LIV CONDILLAC

l'hypothèse de Copernic. Tycho-Brah«'' fit l»on nom])re d'observations utiles et eut pour disciple Kepler, qui découvrit après de longues observations deux des lois qui portent son nom : 1" toutes les planètes décrivent des ellipses dont le soleil occupe un des foyers; 2" les rayons vecteurs décrivent dans le même temps des aires égales. Dix ans plus tard, il donnait la troisième : les carrés des temps des révolutions des planètes sont proportionnels aux cubes des grands axes de leurs orbites.

De nouvelles sciences prennent naissance, de l'optique sortent la catoptrique et la dioptrique. L'algèbre, perfectionnée par Borel et Viète, fut appliquée à la géométrie par Descartes qui, au jugement des meilleurs mathématiciens, a montré en cela un génie supérieur. Fermât, Wallis, Grégori et Barrow, en continuant à marcher dans la même voie, allèrent presque jusqu'au calcul différentiel. Les progrès de la géométrie amenèrent ceux de la mécanique. Galilée découvrit les lois de la chute des corps, puis les lois des vibrations du pendule. Torricelli expliqua par la pesanteur de l'air l'ascension des liquides dans un tube, et Pascal fit faire la célèbre expérience du Puy de Dôme. Descartes d'ailleurs, avant Torricelli, avait expliqué par la pesanteur de l'air l'ascension du mercure, et il pourrait bien avoir donné à Pascal l'idée de son expérience*. Il avait donné les lois générales du mouvement; Wallis, Wren et Huyghens découvrirent les lois particulières que la nature

1. Ces idées ont été reprises et développées par M. .Nourriri- 8on dans un mémoire lu à l'Académie des Sciences morales et politiques.

Page 1