‹ Traité des sensations, première partieChapitre 48 sur 190 · SA PHILOSOPHIE LV · texte numérisé non relu

SA PHILOSOPHIE LV

suit dans le choc des corps. Marc-Antoine de Dominis, archevêque de Spalatro, rendit compte, par une réflexion précédée d'une réfraction, de l'arc inférieur, Descartes, par deux réflexions, de l'arc extérieur qui constituent l 'arc-en-ciel. Il montra pourquoi l'un a quarante-deux degrés et l'autre cinquante-quatre, mais il échoua dans l'explication des couleurs ^ Kepler, suivant Porta et Maurolicus, expliqua le premier l'usage de toutes les parties de l'œil; il étudia les efliets de la lumière dans les télescopes ; Descartes trouva, après Snellius, le rapport de l'angle de réfraction et de l'angle d'incidence et il en donna la démonstration; Huyghens découvrit l'anneau de Saturne et un de ses satellites ; Gassini les quatre autres planètes de second ordre, la rotation de Jupiter et de Mars sur leur axe; il donna la théorie des satellites de Jupiter qui amena la découverte du mouvement progressif de la lumière. Bradley donna la théorie des apparences de l'aberration des étoiles. Les progrès de l'astronomie amenèrent ceux de la géographie : ils permirent de déterminer plus exactement et plus facilement les longitudes sur terre et sur mer. Picard mesura un degré du méridien; Richer remarqua à Cayenne le retardement du pendule. Toutes ces découvertes avaient préparé la grande découverte de Newton, l'attraction universelle. Newton a été plus loin que ses prédécesseurs parce qu'il a mieux connu la liaison des vérités. C'est en effet le principe de la liaison des idées qui a guidé, quelquefois il est vrai à leur insu, les bons esprits

1. On peut remarquer que Condillac rend justice au savanttout en jugeant sévèrement le môtaphycisien.

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