LX CONDILLAC
Psychologie.
Condillac reconnaît dans l'homme une âme et un organisme étroitement unis. Il admet que l'àme, avant le péché, pouvait avoir des idées qui ne lui vinssent pas de.«î sens; qu'il en pourra être de même encore après cette vie; mais il ne croit pas pouvoir déterminer les facultés que Dieu a enlevées à l'homme après sa chute et qu'il lui rendra un jour. Tout ce qu'il peut faire, c'est d'étudier l'homme actuel tel que nous l'offre l'expérience.
L'enfant ne suppose pas qu'il y ait eu un moment où il était incapable d'exécuter les actes qu'il accomplit, où il n'avait pas les idées qui sont maintenant en lui. Nous faisons conmie l'enfant : nous nous considérons lorsque nous avons déjà acquis beaucoup de connaissances, nous voyons alors que nous avons des idées indépendamment de nos sensations actuelles, nous retrouvons les mêmes idées chez nos semblables. Nous croyons qu'il en a toujours été de même, que les idées ont toujours précédé les sensations, et nous le croyons d'autant plus que nous avons acquis ces idées avant l'âge de raison et que nous ne pouvons par suite remarquer le temps où nous les avons eues pour la première fois. C'est ce qui a fait imaginer
Histoire cmcienne, 11; Histoire moderne, W; Art de raisonner, i«' chapitre, utc.