‹ Traité des sensations, première partieChapitre 58 sur 190 · I.A PSYGHOLOGIK iLXV · texte numérisé non relu

I.A PSYGHOLOGIK iLXV

de l'action des parties du corps les unes sur les autres et surtout des mouvements de la respiration; c'est là le sentiment fondamental, parce que la vie de l'animal commence à ce jeu de la machine; ce sentiment est la même chose que le moi : la nature produit en nous des mouvements à l'occasion du plaisir ou de la douleur, nous portons les mains sur nous-mêmes, et la sensation de solidité nous permet de nous sentir également dans notre poitrine que nous touchons et dans notre main qui la touche; les sensations de froid ou de chaud, en se joignant à la sensation de solidité, nous aident considérablement à distinguer les unes des autres toutes les parties de notre corps, et en même temps à connaître notre corps comme nôtre, parce que, aussitôt que nous portons la main sur une de ces parties, le même être sentant se répond en quelque sorte de l'une à l'autre : c'est moi. En touchant un corps étranger, le moi qui se sent modifié dans sa main ne se sent pas modifié dans ce corps ; et nous formons avec des manières d'être que nous jugeons hors de nous, tous les autres objets. Mais il faut un apprentissage, des essais; il faut que nous échouions quelquefois, que nous réussissions plus souvent à trouver le plaisir, à écarter la douleur dans les mouvements que nous accomplissons, avant d'acquérir les mouvements qui nous rendent capables de veiller à notre conservation, avant de nous mouvoir à notre volonté. Nous pouvons à la suite de cette éducation du toucher acquérir les idées de figure, do distance et de situation.

Le toucher apprend au.\ autres sens à juger des objets

le plus liuul iiili'rèl, t)iea qu'on puisse coutester certaines des vnRi qui y !»ont exposées. . ....

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