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LA PSYCHOLOGIE LXXVII

de chacune desquelles s'élèveraient des espèces de chaînes d'idées reliées elles-mêmes entre elles par leurs bases : une idée sera d'autant plus aisément rappelée qu'elle tiendra à un plus grand nombre de besoins. puisqu'elle se trouvera ainsi dans un plus grand nombre^ de séries. Donc le pouvoir de réveiller nos perceptions, leurs noms ou leurs circonstances, vient uniquement de 'a liaison que l'attention a mise entre ces choses et les besoins auxquels elles se rapportent. Ce pouvoir varie selon les individus; peut-être faut il en chercher la cause dans la conformation difïérente des organes, dans la facilité plus ou moins grande que possède le cerveau de produire des mouvements et de les lier, peut-êlie aussi dans la nature de l'ànie qui possède plus ou moins de force pour lier les idées'.

Liaison des jnouvements cérébraux, liaison des idées, voilà donc ce qui explique le plus ou le moins de développement de la mémoire, le plus ou le moins grand nombre d'idées intellectuelles qui constituent le fonds de nos connaissances.

Mais comment pouvons-nous lier ainsi les idées? Il nous faut pour cela l'usage des signes d'institution. 11 y a des signes accidentels, qui sont des objets que des circonstances particulières ont liés avec quelques-unes de nos idées et rendus propres à rappeler ces dernières.

i. Essai, I, p. 72. Ce paragraphe n"a pas été reproduit dans VArt de penser. Dans la Logique, Condillac n'examine que le* causes physiques. 11 semble bien cependant que dans sa doctrine il fasse une part à l'âme dans la liaison des idée:*, lu liaison des mouvements cérébraux n'étant que la cause occasionnelle des liaisons d'idées, comme les mouvements cérébraux eux-mêmes ne sont que la cause occasionnelle des sensations.

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