LA PSYCHOLOGIE LXXXIII
constances commandent les bêtes : l'homme au contraire les jug-e, il s'y prête, il s'y refuse, il se conduit lui-même, il veut, il est libre'.
La liberté est donc pour Gondillac une opération composée qui suppose la réunion de l 'entendement qui juge, de la volonté qui désire, de l'âme qui choisit; ou plutôt, comme l'entendement et la volonté ne sont que des abstractions, c'est l'acte de l'àme choisissant entre les objets qu'elle désire en tenant compte des connaissances qu'elle a acquises.
Mais l'àme a t-elle le pouvoir d'exécuter ce qu'elle a résolu? Il est certains cas où elle est impuissante à le faire, mais il en est d'autres * où elle le peut, car il y a en elle une cause de mouvement que nous appelons la force, mais dont nous sommes impuissants à déterminer la nature. C'est ainsi que nous dirigeons nousmêmes certains de nos mouvements, que nous nous promenons, parce que nous voulons nous promener, que nous transformons ces actions volontaires en habitudes, lorsque nous les faisons souvent accomplir au corps.
La connaissance des animaux, dit Condillac, est un moyen de mieux connaître ce que nous sommes. C'est Y analogie qui nous permet de les connaître, sans cepen dant nous faire pénétrer leur nature intime. Les ani-