LXXXVI CONDILLAC
liés entre eux constituent un moi d'habitude et ce deprré de connaissance qu'on appelle Vinslincl : voilà ce que nous trouvons dans l'animal. Une âme capable de sentir, une organisation plus riche ; des besoins, des facultés, des idées et des mouvements liés entre eux; un moi d'habitude et un moi de réflexion qui, au moyen des signes, acquiert cette forme supérieure de connaissance que nous appelons la raison, crée la science, connaît Dieu et l'adore, découvre les principes de la morale, qui est libre et capable de mérite et de démérite, qui par suite est immortel, voilà ce que nous trouvons dans l'homme à l'origine, voilà ce que nous y trouvons quand son âme a acquis le développement dont elle est susceptible tant qu'elle est unie à un corps.
Logiqae.
L'évidence.
La connaissance des facultés de notre esprit, qui nous montre la marche suivie par elles quand elles se sont laissé guider par la nature, nous permet de déterminer la voie que nous devons suivre pour trouver et exposer la vérité, pour éviter l'erreur*. En réalité, il n'y a qu'une science, colle de la nature, et nous la divisons en plusieurs parties, dans l'impossibilité où nous sommes de saisir l'ensemble. De même il n'y a qu'une seule et