‹ Traité des sensations, première partieChapitre 83 sur 190 · XC CONDILLAC · texte numérisé non relu

XC CONDILLAC

tient fort peu de compte, parce que, d'un côté, il considère les principes abstraits comme inutiles en euxmêmes et que, de l'autre, il ne croit rien pouvoir apprendre des substances et des causes, sinon qu'elles existent. En outre il nie que nous ayons l'idée de l'infini en quantité' ou même de l'infini en qualité'. La raison n'est donc pour Gondillac ni une faculté primitive qui nous donne les premiers principes et les notions premières, ni une faculté qui représente uniquement, comme le veulent les Anj^lais, les acquisitions de l'expérience.

Gondillac ramène l'évidence de raison à l'identité. Mais on peut dire que cette doctrine est assez obscure, malgré tous les efforts qui ont été faits pour l'éclaircir*. Elle n'a pas été d'ailleurs la doctrine de l'école tout en-

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