C CONDILLAC
se prèteionl ainsi une lumière mutuelle qui nous éclairera sur les expériences qui restent à faire, qui nous suggérera des hypothèses ', pour la vérification «lesquelles nous aurons recours à de nouvelles observations. Par ce moyen, on découvrira peu à peu les lois du mouvemeiil, on réduira à un petit nombre les phénomènes qui doivent servir de principes. Peut-être même trouvera-t-on une loi qui tiendra lieu de toutes les lois, parce qu'elle sera applicable à tous les cas; peut-être arrivera-t-f»n ainsi à un système aussi parfait que possible, et ne manquera-t-il plus rien à la partie de la physique qui traite du mouvement des corps *. Si l'on joint à ces indications les chapitres si judicieux et si instructifs dans lesquels Condillac montre comment on est parvenu à mesu relies cieux et la terre, à déterminer les différentes saisons, à expliquer l'inégalité des jours, à mesurer les degrés d'un méridien, à s'assurer du mouvement de la terre, de sa forme, à constituer le système du monde '', on conviendra, ce semble, que Condillac a un des premiers* exposé avec précision et avec ampleur le but que doit se
1. M. Kobert a remarqué avec raison (p. 268) que Coudillac n'était pas l'ennemi déclaré des hypothèses, comme l'a dit M. Cousin. Il suffit de lire le chapitre xii du Traité des Systèmes pour voir que Condillac a été sur ce sujet de l'avis des savants modernes qui font appel aux hypothèses, mais les vérifient par de» observations impartiales et des expériences nombreuses.
2. Traité des Sytlèmes, c. xvi. On peut retrouver la trace de ces idées dans Vaxiome éternel àe M. Taine.