Art d'écrire, 401 ; voyez Janet, Traité élémentaire
en CONDILLAC
résultat d'une impression étranj?ère'. Klles nous permettent seules d'expliquer l'imagination, la contemplation, la mémoire qu'elles engendrent, et elles ont pour cause l'attention. Considérées telles qu'elles se trouvent chez l'homme parvenu à un certain âge, elles peuvent devenir une source d'avantages et d'inconvénients : elles produisent des raisonnements bizarres, des antipathies ou des sympathies que rien ne justiGe, quelquefois même la folie. D'un autre côté, elles servent à la conservation de notre être*; elles constituent la raison, elles sont l'unique cause de toutes les qualités de l'esprit'; elles sont le principe de l'art dépenser* et de l'art d'écrire"; elles font le grand écrivain comme elles font le grand savant et le grand philosophe. Dans le premier cas, on a marché au hasard et on s'est égaré; dans le second, on a pris les leçons de la nature et on a essayé de lier ses idées comme elle-même avait commencé à les unir en nous. Toute la difficulté consiste à savoir comment on doit commencer pour saisir les idées selon leur plus grande liaison^; car les idées peuvent se combiner de bien des manières, et l'on peut supposer une combinaison où la liaison est aussi grande que possible, tandis que dans plusieurs autres elle va en diminuant jusqu'à ce qu'elle cesse d'être sensible. En envisageant un objet par un endroit qui n'a point de liaison sensible avec les idées que je cherche, je ne trouverai rien ; si la liaison