CESSATION DES FONCTIONS PULMONAIRES
qui a mis beaucoup de soin dans l'étude de ces moyens, les a tous considéiés comme inutiles.
« Les uns , pour découvrir s'il y a encore quel- » que mouvement de respiration , présentent d'une » main sure la flamme d'une bougie à la bouche » et aux narines. Si la flamme vacille sans qu'on » puisse attribuer ce tremblement à quelque autre » cause , ils jugent que la vie n'est point entière- » ment éteinte. Ils pensent le contraire si la flamme » n'est agitée en aucun sens. D'autres font la même » expérience avec un brin très délié de laine car- » dée ou de coton. Il n'y a personne qui ne puisse » se convaincre de l'insuffisance de cette épreuve » en modérant sa respiration. Ces signes ne sont » donc rien moins que certains. Nous en disons » autant de l'épreuve avec le miroir, puisqu'il » s'exhale de la bouche et des narines d'un cada- » vre encore chaud des vapeurs capables de ternir » la glace.
» Selon quelques personnes , on peut juger » qu'une personne n'est pas morte si l'on aperçoit » du mouvement dans l'eau dont on aura rempli ^) un verre posé sur l'appendice xyphoïde, le sujet » étant couché sur le dos. Il serait , je pense , » plus convenable qu'on fit cette expérience en » mettant le sujet sur le côté ^ de façon que l'ex-
» tiémité du cartilage de ravant-deniière côte fût » la partie la j3liis élevée , et sur laquelle on pla- » cerait le verre plein d'eau : il y serait mieux que » sur le cartilage xyphoïde pour apercevoir le plus » léger mouvement qui se ferait dans la poitrine ; «mais, déplus, ne sait-on pas que, pour entre- » tenir la respiration dans les cas dont il s'agit , il » suffit que le diaphragme ait du mouvement, et que » ce mouvement peut être assez doux pour n'en » causer aucun dans les côtes. Ainsi le repos de » la liqueur n'est pas une preuve que les fonctions » vitales soient abolies , et même l'agitation de » cette liqueur ne prouve pas qu'elles subsistent , )-> car la fermentation des humeurs pourrait exciter » ce mouvement dans un mort. Quels reproches » n'aurait-on pas à se faire si l'on abandonnait » un sujet sur lequel ces moyens auraient été «éprouvés sans succès? On doit en tenter d'au- » très qui sont efficaces pour rappeler d'une mort » apparente à la vie.
»l{ faut irriter l'intérieur du nez avec des ster- » nutatoires , des sels , des liqueurs pénétrantes , » de la moutarde, du jus d'oignon , d'ail, de rai- » fort sauvage, de l'ammoniaque, avec les barbes » d'une plume ou d un pinceau, etc.. (i). »
(1) Winslow, Thèse sur Cinceriiiude des signes de la mort.